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Tous les romans de la série Les chevaliers d'Emeraude ont été critiqués sur Anamor.
Interview réalisée le 05 octobre 2010
C’est quoi, des vacances ? En réalité, je n’arrête jamais de travailler. Lorsque je vais en vacances quelque part, c’est généralement dans un endroit que j’ai besoin de voir pour mon prochain roman ! Je visite le jour et j’écris le soir.
J’essaie de conscientiser les gens sur le fait que la vie est courte et qu’il ne faut pas en perdre un seul instant. J’essaie aussi de leur apprendre à s’aimer et à travailler ensemble au lieu de se battre. J’aimerais que les gens commencent à se traiter avec respect et à dompter leur orgueil, qui est, selon moi, à la source de tous les problèmes du monde.
Même si j’adore l’odeur d’un vieux livre, je veux aussi sauver ma planète. Alors, pour moi le eBook c’est la meilleure façon de continuer à lire tout en arrêtant de couper des arbres pour en faire du papier. Saviez-vous que les arbres sont les poumons de la Terre ? Plus de poumons, plus de planète...
Une discipline de fer, sinon comment arriverais-je à écrire de trois à six romans par année ? Je dirais aussi que je ne force pas mon imagination. Je laisse l’improvisation se présenter quand bon lui semble. Je n’ai pas peur de travailler fort et de me perfectionner sans cesse. Je crois que nous pouvons tous évoluer jusqu’à notre dernier souffle.
Je travaille de huit à quatorze heures par jour, mais jamais de la même façon. Je n’ai pas vraiment d’habitudes d’auteur. Il me faut seulement un minimum de tranquillité pour écrire et un dictionnaire. Heureusement, on a inventé le MP3 qui me permet de m’isoler où que je sois.
Les gens qui peuplent ma vie quotidienne sont une source continuelle d’inspiration. Ils deviennent bien souvent les personnages de mes livres, et comme ils sont tous différents les uns des autres, cela m’assure que mes personnages ne se ressembleront pas tous.
J’ai commencé à écrire à six ans et je n’ai jamais plus arrêté. Je me plais à dire que je suis née écrivaine.
Dès que j’ai su former des lettres sur du papier.
Il continue d’évoluer de mois en mois ! J’ai tout récemment repris un roman que j’ai écrit il y a vingt-cinq ans (Les ailes d’Alexanne) et j’ai dû le réécrire au complet, puisque mon style n’est plus le même. En ce qui concerne mon genre littéraire, je sais que je lui apporte des changements importants en rendant les héros de fantastique plus humains et en ajoutant plus de réalisme à mes histoires fantaisistes, mais puisque je n’ai plus le temps de lire, je ne saurais vous dire si les autres auteurs en font autant.
Nous avons deux grandes dédicaces au Québec cet automne et j’emmène mes Chevaliers québécois en France en décembre où ils présenteront une pièce de théâtre avec leurs frères et leurs sœurs d’armes français. Je poursuivrai ensuite la tournée dans le sud de la France avec quelques Chevaliers. En ce qui a trait aux prochaines parutions, le tome 12 des Chevaliers d’Émeraude sera disponible en octobre en France. Au Québec, le tome 2 des Héritiers d’Enkidiev paraîtra en septembre, le tome 2 des Ailes d’Alexanne en octobre et le tome 8 de A.N.G.E. en novembre. Aussi, mon agente littéraire à New York travaille très fort pour que naisse une série télévisée des Chevaliers d’Émeraude dans les plus brefs délais.
Pour moi, la Fantasy et le fantastique font partie du même genre littéraire. Les deux représentent la même charge de travail pour un auteur. Contrairement à ce que croient les gens, la Fantasy est tout aussi contraignante que le fantastique, car nous devenons rapidement prisonniers des bornes que nous posons dans notre monde imaginaire. Dans le cas du fantastique, il faut respecter un minimum de réalisme pour qu’il devienne inquiétant. Je n’ai malheureusement aucune maîtrise sur mes rêves...
Je savais dès le début que Wellan devrait sacrifier sa vie pour rétablir l’équilibre dans le monde céleste. Cela ne veut pas dire que je n’ai pas pleuré en l’écrivant, mais c’était une action nécessaire pour faire avancer l’histoire.
J’ai appris, grâce à Internet, qu’il y a toujours 50% des gens qui veulent du noir et 50% qui veulent du blanc. Quand j’ai commencé à écrire la série, j’étais très influencée par les commentaires que je recevais de mes lecteurs, jusqu’à ce que je m’aperçoive qu’il y avait autant de lecteurs qui ne voulaient voir personne mourir (dont ma sœur) qu’il y en avait qui voulaient plus de morts. J’ai donc suivi mon propre cœur en la matière. Je n’écris pas des livres de guerre ou des livres déprimants. J’écris des livres chargés d’espoir où il arrive parfois que des personnages perdent la vie. Mon but, c’est de permettre à des lecteurs de tous les âges de plonger corps et âme dans mes récits sans avoir peur d’y rencontrer des atrocités. Je veux faire rêver les gens de façon positive et constructrice.
Mon intention, c’était d’écrire une nouvelle série à laquelle j’ai rêvée après celle des Chevaliers d’Émeraude, il y a plusieurs années, mais le harcèlement des lecteurs a eu raison de moi. Si je me suis lancée dans les Héritiers d’Émeraude, c’était d’abord et avant tout pour faire plaisir à mon public. Vous l’ignorez peut-être, mais j’observe une règle d’or quand j’écris une série. Le tome suivant doit toujours être plus intéressant que le précédent. Ce sera la même chose pour la suite des Chevaliers. J’en suis au tome 2, déjà, et je vous jure qu’elle n’a rien à voir avec la première saga. Je vous emmène dans un monde nouveau qui sera tout aussi palpitant.
Les Héritiers d’Enkidiev représente beaucoup plus de travail pour moi, c’est vrai. Surtout que les rêves continuent d’affluer sur des sujets bien différents. Mais qu’est-ce que serait la vie sans défi ? Comme je vous l’ai dit plus haut, je ne force jamais mon imagination et elle ne m’a jamais fait défaut. Quand je me retrouve dans une impasse, elle me fournit toujours l’image qui me permet de m’en sortir. Nous sommes devenues de bonnes amies, elle et moi, et nous avons confiance l’une en l’autre. Je n’ai jamais écrit de romans pour des raisons commerciales ou marketing. Ce n’est pas du tout mon genre. J’écris ce qui m’inspire et je me réjouis que mes récits fassent la joie d’autant de personnes de tous les âges.
Je suis en train de travailler avec Tiburce Oger sur une série de BD sur les Chevaliers d’Émeraude qui offriront aux lecteurs des histoires inédites sur leurs héros. La première devrait être prête en mars 2011 !
Civilité : 
Prénom : Anne
Nom : Robillard
Pays : Québec 
Naissance : 9 février 1955

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