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Titre : 1984
Auteur : George Orwell
Parution : 1948
Catégorie : Classique
Article écrit le : 20 janvier 2010

Big Brother vous regarde.
« La guerre c'est la paix. La liberté c'est l'esclavage. L'ignorance c'est la force. »
1984 nous emmène dans le cœur de Londres de cette année là.
Winston Smith est membre du parti, un parti dirigé par la figure emblématique de Big Brother et de sa police de la pensée. Toute personne est surveillée. Les appartements sont équipés d’un télécran, sorte de caméra double qui permet au résident de voir et entendre les informations mais qui permet surtout à la police d’observer le moindre des mouvements de l’occupant… notamment lorsqu’il dort. Car dans cet univers, même la pensée (quand elle est dirigée contre le parti) peut provoquer l’arrestation et bien souvent la mort. La vie est misérable, les denrées sont rares, la joie n’existe pas, la jouissance encore moins, tout est stigmatisé ; les enfants dénoncent leurs parents, l’amour n’existe plus, tout ceci, jusqu’au jour où Winston rencontre Julia.
1984 est présenté comme un roman prophétique. En effet, dès les premières pages, notre quotidien nous saute aux yeux. Pourtant ce roman a été écrit en 1949. Le métro bondé d’usagers qui agissent comme des robots, la surveillance omniprésente qui ici est obligatoire, alors que nous la cherchons avec la télé-réalité. 1984 est une critique forte des régimes totalitaires et notamment (pour l’histoire) du régime russe dirigé par Staline. Mais il n’hésite pas à pointer du doigt la superpuissance de trois « nations » qui se combattent sans réelle intention de victoire autre que celle de maintenir un peuple sous servitude. On ouvre les yeux.
Mais 1984 c’est aussi une première partie très très poussive. Décrire l’univers est capital, mais les répétitions sont omniprésentes et ennuyeuses. On souhaiterait plus d’activité et moins de lourdeur. Par ailleurs, l’univers est oppressant et l’agacement que l’on éprouve à la lecture d’un tel monde a failli me faire abandonner la lecture. Mais il faut insister et c’est un classique à lire, c’est certain.
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