Anamor

Bifteck

Critique de l'œuvre

Être boucher de père en fils ça ne s’invente pas, ça se travaille ! Tel est le dicton que pourrait utiliser la famille Plomeur vivant à Quimper. Boucherie reconnue et connue de la bourgade, elle va connaitre son heure de gloire pendant la guerre. Les hommes partis au front, les femmes se sentent seules, terriblement seules et c’est entre les mains d’André (le fils boucher) qu’elles vont revivre. Ce jeune homme a en effet un don certain pour faire « chanter la chair » de ses dames. Certes, pas très catholique mais le pire est à venir. Alors que les hommes rentrent un par un de la guerre, ce sont les bébés qui s’accumulent à la boucherie. Pas moins de sept enfants sont nés de la liaison adultère d’André, pour éviter un retour de flamme certain, il décide de partir avec ses marmots.
Une bonne rasade d’humour, deux-trois zestes de folie, un brin de tendresse mais un léger goût amer la dernière bouchée avalée. Tel pourrait être le résumé de ce bifteck. Martin Provost nous offre ici un énorme travail sur les mots, le style (la viande et la boucherie en veux-tu en voilà !) qui ne peut laisser indifférent. Des petites longueurs sont à noter, la fuite de cette « tribu » aurait pu être abrégée sans que l’histoire n’en souffre vraiment. Un roman très rapide à lire qui du fait de son style sera a double tranchant soit on adore, soit on déteste !
Bifteck
Une critique signée Aline
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Catégorie(s) préférée(s) : Polars - Thrillers, Romans français
Aline

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Nath56

Je suis assez d'accord avec la dernière phrase de cette critique : le début semblait prometteur, mais au final, je n'ai pas aimé du tout !!


Nath56 - 09 novembre 2014 -