Anamor

Blanche comme le lait, rouge comme le sang

Critique de l'œuvre

Leo est un jeune adolescent de seize ans comme les autres : il aime le foot, son scooter, la musique et son pote Niko. Comme tant de jeunes, il déteste l'école et ses professeurs sont des extraterrestres qui n'ont d'humain que l'apparence. Jusqu'au jour où un nouveau professeur, remplaçant, fait son apparition. Enseignant l'histoire et la philosophie, il enseignera à ses élèves à vivre intensément leur quotidien et à poursuivre leurs rêves.
Ça tombe bien, Leo, poursuit son propre rêve, ce rêve qui se nomme Béatrice, mais le chemin vers l'amour est semé d'embûches, surtout quand la jeune fille est atteinte d'une maladie qui la prive du lycée et d'une vie normale...
Blanche comme le lait, rouge comme le sang est à priori un roman pour adolescents. Pourtant ce n'est pas ainsi que je l'ai vécu. Je dirai même que mon adolescence passée m'a permis de ressentir certains éléments qu'un jeune ne comprendrait pas forcément.
Quoiqu'il en soit, ce roman est très émouvant. L'auteur nous transporte littéralement dans un flot d'émotions brutes et tellement vraies. La narration en est pour beaucoup, les phrases sont courtes et s'enchaînent à toute vitesse, comme le cerveau de Leo, dont les pensées s'emmêlent et s'inversent en quelques instants.
Un petit détour par la case biographie de l'auteur nous apprend qu'Alessandro D'Avenia est professeur de littérature au lycée. On comprend désormais bien mieux pourquoi de nombreux ouvrages sont pris comme références et que la philosophie sert de point d'ancrage aux réflexions de Leo.
On retrouve dans ce roman les éléments qui caractérisent le quotidien d'un adolescent : le lycée, les amis, les amours et les relations parents/enfants mais sans y ajouter de morale. La touche dramatique avec la leucémie de Béatrice permet d'équilibrer le roman. Par ailleurs, avoir associé le rouge et le blanc aux émotions et sentiments est très poétique et de ce fait très agréable.
Petite question pour finir, suis-je le seul à qui le jeune professeur remplaçant fait penser à Robin Williams dans Le cercle des poètes disparus ?
Blanche comme le lait, rouge comme le sang
Une critique signée Nicolas
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Catégorie(s) préférée(s) : Fantasy, Polars - Thrillers
Nicolas

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