Anamor

Bombay Victoria

Critique de l'œuvre

Raju, 12 ans, doit fuir sa maison à la mort de son père. Endettée, sa famille n'a d'autre choix que d'envoyer leur fils chez l'usurier afin de rembourser la dette, ce qui n'est pas dans le gout de notre jeune garçon. En route vers la menuiserie de son oncle, il atterrira à Bombay, et découvrira la vie et la violence d'un enfant pauvre des rues.
Laura, française et infirmière se sépare de son compagnon pour rejoindre l'Inde et se lancer dans la plus grande cause humanitaire de sa vie, aider les enfants pauvres dont la vie se résume à la misère.
John est né en Inde. Mais comme beaucoup de jeunes gens avant lui, il la quitta très tôt pour l'Occident et la richesse. Revenu chez lui après plusieurs années, il est vite nommé directeur d'une école pour orphelins.
Ces trois destins vont se croiser, se mêler pour une visite guidée dans l'Inde des bas-fonds et des bidonvilles.
Bombay Victoria nous plonge au cœur de l'Inde la plus pauvre, où les enfants souvent livrés à eux-mêmes errent dans les gares et les rues à la recherche de quelque argent. Argent souvent racketté le soir même par un « chef » qui impose sa loi. Emouvant et bouleversant sont des adjectifs qui collent bien à l'ouvrage. Et pourtant, malgré la pauvreté, on découvre des organisations indiennes dont l'unique but est d'offrir à ces enfants une aide, un toit, voire un métier afin qu'ils puissent sortir de cette misère. L'engouement des enfants pour l'apprentissage nous emmène bien loin de nos collèges français où les enfants sèchent et n'y vont que forcés. Un vrai bol d'air frais que ce roman.
Un roman pas parfait, loin de là. Le personnage de Raju est parfois trop adulte, et dans le chapitre qui suit trop enfant. On a du mal à concevoir qu'un garçon de 12 ans puisse dans un temps déjouer et faire arrêter des adultes puis le temps d'après pleurer dans les robes d'une femme car il a peur. Le personnage de Laura est parfois trop excessif. Quelques évènements semblent aussi posés là comme un cheveu sur la soupe et disparaissent juste après pour ne plus être évoqués. A noter aussi une histoire d'amour impossible dont on pourrait se passer. Mais la découverte des coutumes indiennes et l'apprentissage de quelques phrases laissées en langue originale par l'auteur -traduites en pied de page- nous ravit et on oublie ces menus détails.
A lire sans hésitation.
Bombay Victoria
Une critique signée Nicolas
Inscrit le 11 mai 2008  |   264 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Fantasy, Polars - Thrillers
Nicolas

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Nardine

Très courageux Raju, ce petit bonhomme de 12 ans qui doit faire face à la violence, à la faim, au désespoir, etc.
Un livre à conseiller à nos enfants.


Nardine - 01 décembre 2010 -