Anamor

Commissaire Erlendur Sveinsson 4, La femme en vert

Critique de l'œuvre

Lors d’une journée paisible en banlieue de Reykjavik (capitale islandaise), un squelette humain est découvert dans une zone pavillonnaire en chantier. Le commissaire Erlendur - en charge de l’enquête - se trouve face à un être humain emprisonné de cette tombe de terre depuis plusieurs siècles. Les médias s’emparent alors de l’affaire, poussant Erlendur et son équipe à mener l’enquête sur l’identité du mystérieux inconnu. Ne pouvant simplement déterrer le squelette, au risque de perdre les seuls indices à disposition, le commissaire va devoir s’entourer d’une équipe spécialisée, qui agira véritablement en fil rouge tout au long du roman. En parallèle, l’auteur nous plonge dans la vie extrêmement dure d’une mère de famille battue par son mari, qui vit sous l’emprise de son bourreau.
Très bon policier livré par Indridason qui arrive à nous faire prisonniers de son intrigue. Bien que les personnages, notamment celui du commissaire Erlendur, ne m’ont pas laissé une trace indélébile, je n’ai pas été insensible à la vie de cette famille qui vit sous la peur des coups lancés par le patriarche. C’est un roman très noir, qui brise pas mal de tabous sur le très lent assassinat moral que vit cette famille. Outre les coups physiques qui peuvent tomber sur la mère, Indridason n’hésite pas à pointer du doigt les conséquences psychologiques qui en résultent sur les enfants. La résolution de l’intrigue semble claire dès le début, mais l’auteur arrivera à nous glisser de nombreux doutes, nous faisant réviser notre jugement jusqu’à la fin. Cet auteur islandais fait mouche, mais il doit composer avec une langue qui représente une vraie barrière à l’immersion. Le livre est correctement traduit, mais il nous liste de nombreux noms propres et noms de ville et de rue qui créent beaucoup de frustration lorsqu’ils sont trop présents dans un paragraphe.
Les aventures du commissaire Erlendur ont été déclinées avec deux autres enquêtes qu’il me tarde de découvrir, non pas pour le personnage lui-même, mais pour le talent d’écriture de l’auteur.
Commissaire Erlendur Sveinsson 4, La femme en vert
Une critique signée Rémi
Inscrit le 02 juillet 2010  |   65 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Fantasy, Polars - Thrillers
Rémi

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