Anamor

Dans les coulisses du musée

Critique de l'œuvre

Ça commence très fort.
Le premier chapitre s’intitule « Conception » et commence ainsi :
« Ça y est, j’existe ! Je suis conçue alors que minuit sonne à la pendule posée sur la cheminée, dans la pièce de l’autre côté du vestibule. »
Au départ, je me suis dit, il y a une erreur, elle doit parler de sa naissance !
Pas du tout ! C’est bien une petite graine à peine semée qui nous adresse la parole et nous raconte les sentiments, les rêves et les nausées qu’elle perçoit déjà du fond du ventre de sa mère…
Le narrateur alterne les chapitres parlant du présent (de la petite graine en question, Ruby) et parlant du passé (l’histoire de toute la famille).
Beaucoup de personnages et d’époques différentes font que ce roman m’a laissé un gout un peu étrange (l’impression de tout mélanger !).
Et c’est dommage parce que j’aime beaucoup le style de l’auteur, très vif et plein d’humour.
Je dirais qu’il manque au début du roman un arbre généalogique qui permettrait de s’y retrouver plus facilement dans les différentes parties de la famille, parce qu’à plus de la moitié du livre, je me demandais encore régulièrement qui était telle ou telle personne… Mais c’est un livre que je vais garder et relire dans quelques années…
Le roman débute en 1951, à la conception, donc, de la dénommée Ruby. Le chapitre suivant est une « annexe » (qui part d’une photo pour nous raconter l’histoire de la photo en question) et en fait, le roman est bâti de cette façon là : un chapitre, puis une annexe…
Un petit extrait pour vous mettre dans l’ambiance :
« Je n’aime pas cela. Je n’aime pas cela du tout. Qu’on me sorte d’ici, et vite ! Mon frêle petit squelette est en train d’être écrasé comme une coquille de noix. Ma tendre petite peau, encore épargnée par le contact de l’atmosphère terrestre, est mise à vif par ces manipulations barbares. (Ce n’est sûrement pas très naturel, tout cela !)
- Dépêchez-vous, ma petite ! tonne une grosse voix furieuse. J’ai un dîner ! »
Vous l’aurez compris, vous venez d’assister à la naissance de Ruby…
Prix Whitbread (ancien nom du Prix Costa - une des plus hautes distinctions littéraires de Grande-Bretagne) en 1996.
En France, il sera élu meilleur livre de l’année (1996) par la rédaction de « Lire ».
Dans les coulisses du musée
Une critique signée Nath56
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Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

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