Anamor

Deep winter

Critique de l'œuvre

Aujourd’hui Danny sait que c’est son anniversaire. Et c’est aussi celui de Mindy, sa seule amie. Elle lui a toujours parlé, l’a défendu, alors qu’elle même n’était qu’une petite fille. Danny aime beaucoup sculpter des oiseaux en bois et il en a fait un particulièrement beau pour l’offrir à Mindy pour son anniversaire. Mais quand il arrive chez elle, après avoir fait plusieurs kilomètres dans la neige, Mindy est étendue sur le sol de son mobil home, elle vient d’être sauvagement assassinée.
Et le pire, c’est que Danny va être accusé d’avoir tué sa seule amie…
Danny a 40 ans, mais dans sa tête, c’est toujours un enfant. Un « simple d’esprit » comme disent les habitants du village qui préfèrent, pour la plupart, l’ignorer, quand ils ne s’en moquent pas.
Danny est un personnage particulièrement attachant et touchant, parce que fragile et seul. Le shériff Lester aussi est un personnage sympathique, entre autre parce qu’il est honnête et cherche à faire son travail le mieux possible. Son adjoint par contre…
Un roman que j’ai lu d’une traite, tellement est angoissante cette rencontre entre la naïveté, l’innocence de l’un et la méchanceté et la bêtise de l’autre…
Un livre à lire au chaud sous sa couette parce que l’ambiance hivernale et la noirceur de certaines âmes vous gèleront à coup sûr !
Un extrait :
« C’était donc la deuxième fois qu’il voyait Mindy nue. Son corps étendu sur le sol du mobil-home à côté de Danny comme une poupée de chiffon abandonnée. Il s’agenouilla près d’elle, les mains croisées et serrées sur ses cuisses comme s’il priait au pied de son lit. Le tapis fané était imprégné du sang qui s’échappait d’une plaie ouverte à l’arrière de son crâne, et quelques éclats de verre brisé étaient encore fichés dans son cuir chevelu. Les jambes de Mindy étaient tordues sous elle à un angle incongru – les bras pliés au-dessus de la tête, comme s’il venait de la trouver au milieu d’un étirement. Danny avait envie d’écarter la mèche blonde emmêlée qui lui couvrait à moitié les yeux- encore entrouverts d’un centimètre-, mais il avait peur de les regarder. Peur qu’ils soient différents. Différents de ses grands yeux habituels, écarquillés et joyeux. »
Deep winter
Une critique signée Nath56
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Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

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