Anamor

Demain n'est pas un autre jour

Critique de l'œuvre

Quand on lit le résumé, on se doute que ça ne va pas être un happy-ending. Je me connais, j’ai espéré quand même. Ce que je retiens de ce livre, c’est que la mort ne transparaît pas beaucoup, malgré la maladie omniprésente. J’ai beaucoup apprécié le style de l’auteur, sa manière de retranscrire les émotions sans verser dans le pathos.
Je l’ai lu en quelques heures, les personnages sont attachants, j’étais vraiment prise dans l’histoire. Le fait qu'elle soit racontée par deux narrateurs est aussi très agréable, on a deux points de vue opposés. Lane voit sa vie bouleversée par une maladie, la tuberculose, du jour au lendemain. Il travaillait comme un dingue au lycée pour aller dans une université prestigieuse et se retrouve au bout des Etats-Unis, dans un trou perdu censé le guérir, sans contact extérieur. Sadie, elle, est déjà au sanatorium depuis un an, dans un état stable, et s’est trouvée une bande de potes. En vérité, elle est bien mieux ici que dans son « ancienne vie ». C’est là que diffèrent nos deux personnages principaux. Lane met beaucoup de temps à intégrer qu’il ne va pas pouvoir retourner à la vie normale dès le lendemain.
Là où les personnages sont un peu clichés, c’est dans leur passé. Ils se sont rencontrés en colonie de vacances, plusieurs années auparavant et étaient les ados boutonneux de base. Mais bon, ils ont bien vieilli, et s’en sont plutôt bien sortis tous les deux. D’autres personnages les entourent, les infirmières, la nutritionniste détestée par tous, le médecin, etc. mais surtout les autres pensionnaires. Comme dans tous les lycées, il y a des groupes : celui des religieux, celui des geeks, et celui un peu plus populaire, le groupe de Sadie. On y rencontre Nick, Charlie et Marina, tous différents mais qui préfèrent s’amuser et profiter de ce qui leur reste. Comme on le devine tous, Lane rentre dans ce petit groupe et comprend que jusqu’ici, il n’a pas vraiment vécu. C’est maintenant qu’il risque de mourir qu’il se met à vivre. Et c’est beau. C’est ça qui m’a plu, le fait que malgré la mort qui est partout, leur petit groupe vit, ce qu’ils n’auraient jamais fait en temps normal. C’est une ode à la vie très réussie. L’auteur montre que, quoiqu’il arrive, il faut faire tout ce qui nous plait, avant qu’il soit trop tard. Et que l’amitié est nécessaire.
La fin est triste, j’étais très émue parce que c’était beau mais je n’ai, pour autant, pas pleuré parce qu’il me manquait quelque chose. D’habitude, quand c’est bien raconté et qu’on parle de mort, je me transforme en fontaine. Mais là non. Bon après, j’avais déjà eu ma dose dans la journée, j’ai peut-être tout épuisé mais ça ne m’a pas bouleversée. C’était amené tout en douceur, sans violence. Je pense et ce n’est que mon ressenti, que l’auteur a souhaité s’appuyer sur la vie et son importance que sur la mort, qui n’est pas une fin en soi. Et que le livre n’est donc pas destiné à faire pleurer tout le monde, mais à donner une impression de douceur qui vous suit toute la journée lorsque l’on tourne la dernière page. J’ai rarement ressenti un truc pareil, vraiment. J’ai bien apprécié aussi les références multiples à Harry Potter !
Demain n'est pas un autre jour
Une critique signée LightG
Inscrit le 24 juin 2017  |   1 critique publiée
Catégorie(s) préférée(s) : Romans initiatiques
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