Anamor

Deus irae

Critique de l'œuvre

Imaginez que la troisième guerre mondiale a pris fin brutalement par l'explosion d'une bombe gigantesque ayant décimé la majorité de la population sur Terre. Cette bombe a été envoyée par un homme, Carleton Lufteufel, désormais vénéré par une nouvelle religion comme étant le Dieu de la colère, le Deus Irae.
Dans cet univers apocalyptique où les hommes se sont regroupés en petits villages, coupés complètement les uns des autres, une mission de la plus haute importance est confiée à Tibor, l'homme tronc. Dans sa petite voiture tirée par une vache, il doit traverser les Etats-Unis pour retrouver Carleton Lufteufel, disparu depuis longtemps, afin de peindre son portrait dans le but de raviver le culte.
Plutôt surprenant à première vue... Ici, le Christianisme s'oppose au culte de la Colère. Les religions sont étudiées, remises en question par les pensées de chaque personnage. C'est là toute la plume de Zelazny que de s'attarder aux émotions, aux secrets les plus intimes et aux folies internes de chaque homme.
Pourtant, cela peut dérouter un lecteur non averti. Les raisonnements sont poussés loin, la différence entre réalité et fantasme est très ténue et la trame de l'histoire n'est pas linéaire.
Il ne faut pas lire ce livre dans l'espoir d'une grande aventure. Les difficultés finalement se résolvent assez facilement, les scènes d'action sont esquissées dans la plus pure sobriété. C'est par les pensées de chaque personnage que ce roman avance, à un rythme saccadé, résultat peut être de cette collaboration à quatre mains étalées sur douze ans.
J'ai apprécié cette lecture, moment de questionnement et de remise en cause, mais je ne saurai toutefois la conseiller à des parfaits néophytes du genre. Si vous ne connaissez pas ces auteurs, attaquez-vous plutôt à d'autres oeuvres auparavant. Vous risqueriez d'être rebutés par un style qui gagne à être connu.
Deus irae
Une critique signée Julie
Inscrit le 23 décembre 2009  |   10 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Fantasy, Science fiction
Julie

Vous avez aimé cet article, vous devriez également apprécier

Le coin des internautes

Pas encore d'avatar