Anamor

Dune 1

Critique de l'œuvre

Arrakis… Quel monde plus inhospitalier que celui-ci ?
Leto Atréides, duc de Caladan, reçoit un jour le fief d'Arrakis comme faveur impériale. Contraint d'accepter, il se rend sur la planète à l'épice, conscient du piège mais déterminé à y échapper.
Jessica, la concubine du duc, est une Bene Gesserit, une organisation pour le moins étrange qui vise à une sélection génétique dans le but de créer le Kwisatz Haderach, un homme aux dons exceptionnels.
Paul, le fils du Duc, semble avoir des prédispositions pour ce rôle. Ayant reçu depuis son enfance une éducation Bene Gesserit, formé aussi par un Mentat, les éminences grises des grands de ce livre, il sait lire dans le cœur des hommes, peut déceler la vérité et rêve de choses à venir.
Ainsi lorsqu'il doit partir pour Arrakis avec sa famille, il se doute que les périls seront grands. Les Harkonnen, Maison rivale des Atréides, possédaient la planète. Ils semblent peu enclins à laisser cette mine d'or à leurs ennemis. Car en effet, Arrakis regorge d'épice qui se vend à prix d'or dans l'univers.
La lutte pour la survie commence alors. L'étau se resserre autour de la Maison Atréides. Mais un espoir demeure. Les Fremen, peuple du désert, indomptables, parfaitement adaptés à leur monde. Ils ont créé les distilles, des vêtements capables de préserver l'eau d'un humain. Ils semblent avoir compris les secrets du désert. Se rallieront-ils au Duc pour le sauver ?
Un livre d'une rare précision. Tous les personnages sont traités dans le détail, les principaux plus en profondeur bien évidemment, mais peu sont laissés de côté, ce qui leur offre un réalisme surprenant. Cela se révèle beaucoup moins surprenant quand on sait que l'auteur a étudié la psychanalyse et est devenu analyste.
Arrakis. Un monde de mystères. Des détails pourtant précis étayent le cadre de l'action. Les coutumes du monde, les réactions des habitants sont conditionnées par une idée fixe : le manque d'eau. Cet élément absent hante pourtant chaque page du livre. Nulle vie n'est possible sans eau, et l'eau manque.
Enfin, les actions s'enchainent avec logique, puisque chaque action est annoncée dans le comportement d'un personnage. L'auteur n'hésite pas à indiquer explicitement ce qui va se produire par la suite, mais loin de gâcher la surprise, cela ne fait qu'accroître au contraire l'attente et l'intérêt pour l'ouvrage.
Un roman de science fiction tout à fait passionnant. Moi qui ne suis guère adepte du genre ai été bluffée par la qualité des décors, des personnages et des actions. La fin ne nous invite qu'à nous diriger vers le second tome, bien qu'à la base les deux ne constituent qu'un seul ouvrage.
Dune 1
Une critique signée Julie
Inscrit le 23 décembre 2009  |   10 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Fantasy, Science fiction
Julie

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Moi qui suis mort je suis très déçu que dans le ciel il est des romans aussi MOCHE, je veux revivre !


Dieu - 11 octobre 2010 -

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Faisons court, j'ai passé un mois et demi à lire les 6 livres de Dune par Frank Hebert.

Une merveille de réflexion, des personnages développés, réfléchi et qui connaissent les conséquences de leur actions. Un Seigneur des Anneaux de la SF pour qui osera mettre son nez dedans.

Le livre reste tout de même compliqué. Comprendre chaque relation entre les personnages, ne pas perdre le fil des pensées des personnages (Très développées) et voir la possibilité d'un futur régit par le contrôle des masses et par la vie de quelques personnes, des fils de vie que chacun essaye de diriger au mieux.

Une merveille des bibliothèques perdues à dépoussiérer.


Mauti - 27 mars 2010 -