Anamor

Elle s'appelait Sarah

Critique de l'œuvre

Elle s 'appelait Sarah est un livre que j'étais impatiente de lire. Tatiana de Rosnay nous parle d'un sujet douloureux dans l'histoire française : la rafle du Vel' d'Hiv.
1942, dans l'horreur de la guerre, Sarah une petite fille juive est arrêtée, elle et sa famille par la police du pays. Du haut de ses 10 ans, elle pensait alors revenir chez elle puisque d'après ce qu'elle savait les français n'étaient pas une menace étant elle même née en France. Pour épargner à son frère Michel de partir de chez lui, elle décide alors de l'enfermer dans leur cachette (un placard où chaque jour sa mère y déposait de l'eau et des gâteaux et où la présence du livre préféré des enfants et de leurs oursons étaient pour eux réconfortants et marrants). Ainsi Sarah garde la clé sur elle et lui promet de revenir très vite. C'est alors que le calvaire de la petite commence...
Soixante ans plus tard, lors de la commémoration de la rafle, Julia Jarmond (une journaliste) se plonge dans l'histoire bouleversante des enfants du Vel' d'Hiv et découvre l'horrible histoire de Sarah. C'est alors qu'elle décide d'en savoir plus sur la petite et son frère.
Ce roman est écrit d'une sublime plume, il ne peut laisser insensible. La douleur ressentie par les personnages à certains moments nous envahit nous aussi, qu'aurait-on fait si on avait vu le malheur de ces familles juives sous nos fenêtres ? C'est surtout un roman pour ne pas oublier ! C'est ce qu'a voulu faire Tatiana de Rosnay et à la lecture de celui-ci c'est impossible de pas vouloir en savoir davantage sur l'histoire de notre pays et de ses jours noirs.
J'ai vraiment passé un excellent moment avec ce roman, en faire une critique détaillée est difficile. Même si certains passages sonnent creux et que ce qu'ils apportent est finalement minime (notamment les passages de narration avec Julia), le parallèle Julia/Sarah est enrichissant et ce que l'on apprend surprenant. L'écriture est fluide et agréable bref c'est à lire de toute urgence si vous n'avez rien contre le fait d'ouvrir les yeux et de vous souvenir. Comme le dirait Sarah «Zakhor. Al Tichkah. Souvenez-vous. N'oubliez jamais.»
Elle s'appelait Sarah
Une critique signée Aline
Inscrit le 07 septembre 2008  |   218 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Polars - Thrillers, Romans français
Aline

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