Anamor

Et les hommes sont venus

Critique de l'œuvre

Cela fait deux ans que Petite Abeille a été enfermée dans un centre de détention pour réfugiés. Elle est alors libérée, mais toujours illégale. Avec pour seule ressource son anglais (trop) parfait étudié patiemment à partir des journaux et magazines disponibles dans le centre fermé, elle se rend à Londres, chez les seules personnes qu'elle connait dans le pays : Sarah et Andrew, qu'elle a rencontré juste avant de fuir son pays, le Nigéria.
Sarah se prépare pour les funérailles de son mari lorsque l'on sonne à sa porte. Et lorsqu'elle ouvre, elle se retrouve face à une revenante. La petite nigérienne qu'elle croyait morte depuis ces tragiques vacances sur une plage africaine.
Je n'en dirai pas plus, et vous invite vraiment à lire cet émouvant roman, extrêmement réaliste, touchant et sincère. On alterne entre le point de vue de Sarah et de Petite Abeille, ce qui donne un rythme agréable à la lecture. Le roman se veut réaliste et réussit à ne pas tomber dans l'exagération ou le manichéisme. La cause est juste, et l'on ne peut qu'être touché par le destin de ces deux femmes que tout oppose.
A conseiller sans hésiter !
A noter que je l'ai lu en version original (titre original : "The Other hand", dont les nuances sont intraduisibles en français). Je crains que dans la traduction, le langage du fils de Sarah ne soit pénible car caricatural (c'est déjà un peu le cas en anglais, petit reproche peu important).
Et les hommes sont venus
Une critique signée Chantal
Inscrit le 06 juin 2010  |   95 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Polars - Thrillers, Romans français
Chantal

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