Anamor

Farrago

Critique de l'œuvre

Un farrago, selon la définition du dictionnaire, c’est un « mélange confus d’idées ou de choses ».
Une définition qui correspond bien à Homer, le narrateur, qui selon Ophelia « a l’âge mental d’un enfant de huit ans ».
Pourtant, Farrago, ici, est une bourgade. Une petite ville perdue de Caroline du Nord.
L’histoire se passe en 1973, il se passe beaucoup de choses cette année-là, les avions américains bombardent Hanoï, les astronautes sont sur la lune, la crise du pétrole pointe son nez… Mais à Farrago, la vie est tout autre.
Depuis que Fausto lui a raconté sa vie, Homer, lui, n’a plus qu’une idée en tête : « il souhaite vivre une histoire qui fasse de sa vie un destin ».
Homer est un vagabond, un bébé abandonné sur un paillasson, élevé en familles d’accueil et en orphelinat qui part un jour sur les routes pour finir par atterrir à Farrago.
Si vous aimez les histoires de « winner », de gens beaux, riches et intelligents qui réussissent tout, passez votre chemin, « Farrago » n’est pas pour vous.
Farrago, c’est une ode à la nature, à l’amour, à l’amitié, à l’excentricité et à la rêverie.
Les héros de Farrago sont des « ratés » selon les critères de la société actuelle, des laissés pour compte et des paumés.
Mais je doute que cette lecture vous laisse insensible. Il y a plein d’humanité dans ce roman, plein d’êtres humains, tout simplement.
La marche en montagne d’Ophelia, Homer et Duke m’a tiré des larmes mais je ne veux pas vous dire pourquoi, lisez-le !
Les lycéens ne s’y sont pas trompés, ce roman a obtenu le Prix Goncourt des lycéens en 2003.
Yann Apperry a également obtenu le Prix Médicis en 2000 pour « Diabolus in musica »
Farrago
Une critique signée Nath56
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Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

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