Anamor

Gallica, L'intégrale de la trilogie

Critique de l'œuvre

L'aventure se déroule en 1154 dans une vieille France imaginaire, renommée Gallica pour l'occasion.
Bohem est semble-t-il un garçon comme les autres. Fils d'un père louvetier, dont l'activité est de chasser les Brumes (créatures mythiques, rares telles que licornes, serpents extraordinaires, loups, etc.), il se prédestine à prendre la relève de son père. Jusqu'au jour où, lors de la Saint Jean, alors que le prêtre de son village se préparait à sacrifier (par le feu), un loup chassé par le père de Bohem, ce dernier saute dans le feu et sauve l'animal.
Quelques années plus tard son village de Villiers-Passant est brûlé, sa soeur et son père tués. Poursuivi par les assaillants, Bohem est contraint de fuir. Pour une raison qu'il ignore, ces hommes le recherchent. Il comprendra bien vite qu'ils ne sont pas les seuls et que sa vie est en grand danger...
Loevenbruck nous dresse ici une France fictive, mais aux contours et à la géographie très réaliste. Finalement seuls les noms et les faits changent. Cette France, Gallica est divisée en régions et provinces, qui soutiennent le roi de Gallica ou d'autres. Loevenbruck commence donc par conter la situation géographique et politique actuelle. Puis le lecteur entre dans le vif de l'histoire. Un roman de Fantasy basé sur la réalité des lieux est une base assez convaincante. L'histoire est très intéressante et les qualités de Loevenbruck sont ici évidentes. Les évènements s'enchaînent à bonne allure, et le lecteur se trouve captivé par la trame principale.
Les personnages ne sont pas en reste et sont bien décrits. Chacun a sa propre histoire, qui sera dévoilée au fur et à mesure. Chacun a son caractère, parfois bien trempé, mais juste et en harmonie avec son personnage.
Le second tome souffre de quelques longueurs et ralentissements comme c'est souvent le cas dans une trilogie (Le clan des Otori, Le seigneur des anneaux, etc.), ralentissements dus à un schéma narratif répétitif.
Quelques intenses moments d'émotion pour les sensibles ou comme moi ceux qui au fond d'eux cache une âme héroïque.
Alors qu'habituellement le tome 3 reprend le flambeau pour un final en grande pompe, le dernier volet de Gallica est légèrement moins intéressant que les deux précédents. Beaucoup plus long et lent, il faut s'accrocher pour le terminer mais tout compte fait, la fin est agréable, non originale mais tout à fait acceptable.
Pour conclure, il faut du courage pour se lancer dans la lecture d'un si gros pavé (intégrale oblige), mais une fois dedans, on apprécie la patte Henri Loevenbruck.
Gallica, L'intégrale de la trilogie
Une critique signée Nicolas
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Catégorie(s) préférée(s) : Fantasy, Polars - Thrillers
Nicolas

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