Anamor

Il faut qu'on parle de Kevin

Critique de l'œuvre

Trois jours avant son seizième anniversaire, Kevin Katchadourian a exécuté un professeur et plusieurs élèves dans le gymnase de son lycée. Depuis, il est enfermé dans une prison pour mineurs, qu'il quittera bientôt pour une prison normale, étant donné qu'il approche de ses 18 ans.
"Il faut qu'on parle de Kevin" est constitué de lettres écrites par Eva, la mère de Kevin, à son ex-mari, qu'elle aime toujours. Elle y raconte les années qui ont précédé ce fatal JEUDI (ainsi qu'elle désigne le jour de la tuerie), mais aussi et surtout son ressenti par rapport à ces événements. Tout cela entrecoupé par le récit de ses visites à son fils, qui semble ne montrer aucun remord.
De la naissance de Kevin alors qu'Eva n'est pas certaine de désirer un enfant, au passage à l'acte d'un adolescent révolté et désabusé, chaque épisode significatif est décortiqué.
Ce roman est assez particulier. Je ne sais pas dans quelle mesure il est réaliste, mais ce qui est sûr, c'est que je désire de tout mon être qu'il ne le soit pas du tout. Imaginer que je pourrais un jour être une mère confrontée à un tel enfant, c'est tout simplement terrifiant. Je suis donc sortie de ce livre à la fois triste et mal à l'aise. Ce qui, je pense, est le but. C'est donc réussi. L'écriture est agréable et la fin bouleversante à plusieurs égards. Je le déconseille fortement aux femmes enceintes, mais que le reste du monde n'hésite pas, ça vaut la peine d'être lu (mais peut-être pas relu).
Il faut qu'on parle de Kevin
Une critique signée Chantal
Inscrit le 06 juin 2010  |   95 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Polars - Thrillers, Romans français
Chantal

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