Anamor

Jonathan Strange et Mister Norrell

Critique de l'œuvre

Plus de 1 100 pages à ce roman. Son auteur, Susanna Clarke l'a découpé en une sorte de trilogie mais peu adéquate. Passons.
Début du XIXème siècle, pendant les guerres napoléoniennes. L'Angleterre découvre deux magiciens qui proposent leur aide afin de lutter contre Napoléon. Adulés de tous, l'un des magiciens se tournent vers la magie noire et l'ancêtre de la magie John Uskglass, afin de redoré le blason des magiciens, terni au fil des siècles et réintégrer la magie au quotidien. Une « guerre » des pensées va donc opposer Strange et Norrell.
Critiques excellentes. On compare le roman à l'œuvre de Tolkien, on l'appelle le Harry Potter des adultes. C'est donc avec envie que je me suis lancé dans l'aventure… il y a presque trois mois. Et oui de nombreux obstacles se sont dressés lors de ma lecture.
Tout d'abord, les premiers chapitres sont difficiles à lire. Le style de Susanna est très vieillot, même trop. Les phrases sont bien trop lourdes. Néanmoins, on s'y accommode au fil des pages. Possédant aussi la version anglaise (et oui j'y ai cru énormément), j'ai vite abandonné tant l'anglais employé était bien trop difficile.
Un des gros points forts du roman est son univers. La magie intervient sans les éléments habituels (balai magique, baguette magique, etc.) et ça amène une sorte de crédibilité dans les actions. Pourquoi cela n'existerait-il chez nous ? C'est assez agréable comme sensation. Les notes de bas de page viennent appuyer cette sensation de réalité. Des définitions, des ouvrages, des histoires, des anecdotes, tout a été pensé pour que l'irréel s'introduise dans notre vie et semble plausible. Mais voilà ça s'arrête là.
La plupart du temps, le roman se résume à des descriptions, longues, barbantes. Si encore elles avaient un sens, faisaient avancer l'histoire ou l'enrichissaient. Bien au contraire, à vouloir tout décrire, on s'ennuie. Susanna aurait pu réduire 900 pages en 400 (et je suis gentil) sans grosses difficultés. Il y a trop de superflu alors que l'idée de base est géniale. On aurait pu avoir un chef d'œuvre.
De plus certains passages semblent oubliés. Certains personnages passent d'un état à un autre sans explication aucune, ce qui est assez déroutant, car dans la majorité des cas, les changements sont importants et relater le changement nous aurait certainement sorti de la monotonie.
Enfin après 900 pages d'ennui (pourquoi suis-je allé si loin ?), une petite centaine de pages m'ont ravi. Fin de l'ennui, de l'action et de la magie noire se succèdent… pour retomber bien vite dans l'habitude et l'ennui. Pour notre plus grand malheur. J'ai vivement espéré que la fin serait surprenante, haletante et pleine de surprises. Il n'en fut rien. Ennuyeuse comme le reste du roman.
A lire si votre librairie est dévastée et qu'il ne vous reste plus que ce roman.
Jonathan Strange et Mister Norrell
Une critique signée Nicolas
Inscrit le 11 mai 2008  |   262 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Fantasy, Polars - Thrillers
Nicolas

Le coin des internautes

Moyenne des notes :   (2)
0
0
0
0
2
 
Pas encore d'avatar

Nath56

Je suis rassurée ! Il est toujours rassurant en effet, de voir que l'on n'est pas le seul à ne pas crier au génie devant tel ou tel ouvrage encensé par la critique ! Je l'ai lu jusqu'au bout aussi (j'ai horreur de ne pas terminer un bouquin) mais j'ai eu beaucoup de mal et j'ai vraiment été soulagée d'arriver à la fin... A se demander si ceux qui ont fait des critiques si élogieuses l'ont vraiment lu...


Nath56 - 11 novembre 2014 -

Julie

Hum voila quelqu'un qui a eu le courage d'aller jusqu'au bout... Personnellement, j'ai abandonné aux alentours de la centième page, voyant qu'il ne se passait strictement rien. Au début, je me suis laissée bercer par l'illusion qu'il y ait pu avoir de la magie à cette époque, grâce à des références précises. Mais même cet attrait n'a pas suffit à m'accrocher. De plus, on sent l'influence de Jane Austen sans toutefois le génie de celle-ci. Ce qui donne un roman, à mon goût, trop lourd... Enfin, ce n'est que mon humble avis.


Julie - 22 novembre 2008 -