Anamor

L'Enfant dans la Tamise

Critique de l'œuvre

Grand Prix des Lectrices de ELLE 2016
Ce roman fait partie du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2016 !
Ce document plutôt terrifiant, dont le sous-titre est : « Meurtres rituels et sorcellerie au cœur de Londres aujourd’hui » se lit très facilement, presque comme un polar.
A une différence près, mais elle est de taille : cette histoire-ci est vraie, du début à la fin.
Richard Hoskins, un universitaire spécialisé dans les affaires religieuses et culturelles a collaboré avec la police judiciaire britannique dans plus d’une centaine d’affaires criminelles.
Celle dont il nous parle ici, celle de l’Enfant dans la Tamise, l’aura occupé et même obsédé pendant près de 10 ans.
L’histoire en question, c’est celle d’un enfant de 6 ou 7 ans, noir, originaire du Congo, dont on n’a retrouvé dans la Tamise que le torse, habillé d’un short rouge...
Les enquêteurs, ayant entendu parler de certaines pratiques rituelles, vont donc se tourner vers Richard Hoskins pour lui demander son avis. Et c’est ainsi que va commencer ce qui est, il faut bien le dire, une histoire franchement sordide.
Ce que j’ai bien aimé dans ce document, c’est la façon dont Richard Hoskins insiste pour éviter les amalgames (genre « tous les noirs sont des sauvages » !!) et le racisme.
Il a vécu en Afrique, au Congo, et on sent que c’est un pays qu’il apprécie. Il s’est battu dans toutes ces affaires pour que les gens soient jugés pour les actes de violence qu’ils avaient commis, sans chercher l’excuse d’une quelconque religion.
Un extrait : « Je n’étais pas très au fait des procédures de la police, et pourtant je voyais bien que les enquêteurs tournaient en rond. Will O’Reilly et son équipe n’étaient même pas sûrs qu’Adam ait foulé le sol britannique de son vivant et ils ne savaient pas par où commencer : ils n’avaient personne à interroger, aucun témoin potentiel, aucun alibi à vérifier, aucune adresse à visiter, aucune scène de crime. Ils disposaient de l’ADN de l’enfant, mais n’avaient personne à qui le relier. Ils n’avaient pas d’empreintes. Ils n’avaient même pas de visage. Ce qui signifiait : pas d’empreintes dentaires, pas de recherches dans la base de données, pas de portrait-robot. Et ils n’avaient pas de mobile. Qu’est-ce qui pouvait pousser quelqu’un à tuer un enfant innocent, à vêtir son tronc mutilé de vêtements flambants neufs avant de le jeter dans la Tamise ? »
L'Enfant dans la Tamise
Une critique signée Nath56
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Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

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