Anamor

L'ennemi

Critique de l'œuvre

La guerre - la Grande Guerre -, et la vie qui reprend. L’inhumanité des combats, le difficile retour à la vie civile, les souvenirs obsédants. Dans ces six nouvelles qui parurent après son exil aux États-Unis, l’auteur de À l’ouest rien de nouveau montre à quel point le militarisme et le nationalisme sont des machines à décerveler et à tuer et livre un plaidoyer sans didactisme et sans pathos contre la bêtise et l’inutilité de toutes les guerres. « Au-dessus de ces champs semblent se dresser les années perdues, les années qui n’ont pas été et que ne trouvent pas le repos – le cri de la jeunesse anéantie trop tôt, fauchée en pleine course. »
Ce roman est un recueil de petites nouvelles indépendantes les unes des autres mais elles ont toutes un point en commun : La Première guerre mondiale (encore appelée la Grande guerre).
Les nouvelles sont très courtes, une dizaine de pages en moyenne mais chacune est bouleversante et chargée d'émotion. C'est le coeur lourd que j'ai lu chacune d'elle et parfois le coeur léger que je les ai finies (parfois non, la guerre n'a pas toujours une issue heureuse). Les deux premières nouvelles sont pour moi les meilleures et les plus intenses.
Remarque est allemand, mais ici l'origine et le camp des protagonistes n'a pas d'importance et ne sont d'ailleurs rarement évoqués. La plupart du temps, seul le contexte et d'infimes détails permettent de connaitre la nationalité des personnages.
Entre l'horreur des tranchées, les souvenirs de guerre qui détruisent un homme ou deux camps ennemis qui sympathisent, promenez-vous quelques minutes (car il n'en faudra guère plus pour engloutir l'intégralité de l'oeuvre) au coeur de cette atroce guerre mondiale.
L'ennemi
Une critique signée Nicolas
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Catégorie(s) préférée(s) : Fantasy, Polars - Thrillers
Nicolas

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