Anamor

L'épouse de bois

Critique de l'œuvre

Davis Cooper est un ancien poète connu. A sa mort, Maggie Black hérite de sa maison dans le désert de l'Arizona et s'y rend afin de découvrir les causes de sa mort et d'écrire une biographique de cet homme qui a sombré dans l'alcool après le suicide de sa femme.
Mais Maggie ne s'attend sûrement pas à trouver un désert rempli de créatures qui semblent sorties tout droit de l'imaginaire des tableaux de la femme de Cooper, une certaine Anna Naverra.
Maggie va découvrir la vie dans ce désert si particulier, où les formes, les choses sont plus pures et dans lequel les mystères restent entiers.
Le lecteur a affaire à un roman assez compliqué. Les personnages se chevauchent mais hormis Maggie, un brouillard plane autour d'eux et de leurs activités. Difficile de les retenir et les situer. Les descriptions sont omniprésentes, les situations trop alambiquées et la fantasy n'apporte rien qu'une complexité supplémentaire (on est plus proche du conte que de la fantasy). Au final le lecteur se sent perdu et il faut attendre les dernières cinquante pages pour enfin s'approcher d'une explication à la mort de Cooper, qui soit dit en passant était incompréhensible lors des premières pages. Il s'en est fallu de peu pour que le roman devienne dès le début rédhibitoire et qu'il retourne prendre la poussière sur l'étagère.
Mais ne soyons pas que négatif, la plume de Windling est intéressante et captivante. Le voyage dans le désert de l'Arizona est magnifique et le décor est tant décrit qu'il n'est pas difficile de s'y projeter à la lecture.
Néanmoins, le sentiment qui en ressort principalement reste bel et bien l'ennui.
L'épouse de bois
Une critique signée Nicolas
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Catégorie(s) préférée(s) : Fantasy, Polars - Thrillers
Nicolas

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