Anamor

La ballade de l'impossible

Critique de l'œuvre

Watanabe, 37 ans au début du livre, se souvient de, et nous raconte, la fin de son adolescence. Ses années d'université, ses conquêtes sexuelles, ses amours compliquées. A cette époque, Watanabe est amoureux de Naoko, l'ex-petite amie de son meilleur ami, qui s'est suicidé deux ans auparavant. Mais Naoko, très affectée par le suicide de Kizuki ne parvient plus à mener une vie normale, et se retire dans une sorte d'institution psychiatrique très spéciale.
A un cours d'histoire du théatre à l'université, Watanabe va par ailleurs rencontrer Midori, une jeune fille très spontanée et pleine de vie. Avec elle, il va nouer une forte amitié, qui deviendra vite ambiguë.
Je n'ai pas vraiment accroché à ce roman. Le ton est très bizarre : Watanabe nous relate des événements parfois tragiques, des scènes franchement érotiques, et tout ça avec un ton très froid, détaché, qui m'a un peu dérangé. De plus, tous ces jeunes gens qui semblent passer tout leur temps libre à boire, faire l'amour, ou parler de sexe, c'est complètement décalé, à tel point qu'il est difficile de voir dans les personnages quelqu'un de potentiellement réel. Ajoutez à ça un côté morbide omniprésent (trois suicidés dans l'entourage de Watanabe... D'accord, c'est le Japon, mais quand même...), et vous obtenez un récit dérangeant, et pas vraiment dans le bon sens du terme. Vraiment, je n'ai pas compris.
Enfin, dernier point faible de ce bouquin : les longues phrases, longues conversations complètement artificielles. Mais peut-être est-ce dû en partie à la traduction ?
Un roman très spécial donc, que j'aurais du mal à recommander.
La ballade de l'impossible
Une critique signée Chantal
Inscrit le 06 juin 2010  |   95 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Polars - Thrillers, Romans français
Chantal

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