Anamor

La bibliothèque des coeurs cabossés

Critique de l'œuvre

Sara, jeune suédoise plutôt introvertie (elle préfère les livres aux gens) entretient une correspondance avec Amy, une américaine d’un certain âge qui vit dans une petite ville de l’Iowa, Broken Wheels.
Sara, qui travaille dans une librairie, se retrouve brusquement au chômage à la fermeture de celle-ci.
Amy, qui est malade et prend beaucoup de plaisir à leurs échanges épistolaires, l’invite à venir passer 2 mois chez elle.
Sara hésite un peu, puis se décide à faire le voyage, curieuse et impatiente de rencontrer Amy.
Oui mais voilà, à l’arrivée personne ne l’attend, Amy n’est pas là...
Vous avez certainement entendu des parler des « Feel good books », autrement dit ces livres qui font qu’on se sent bien en les lisant et/ou qu’on se sent mieux en les refermant.
« La bibliothèque des cœurs cabossés » en fait partie. Vous n’apprendrez peut-être rien de spécial en le lisant (quoiqu’il pourrait vous donner envie de lire d’autres livres...) mais un sourire flottera probablement sur vos lèvres quand vous le refermerez.
Pour tout vous dire, j’ai passé un très bon moment dans cette « bibliothèque des cœurs cabossés ». Les personnages sont pour la plupart très sympathiques et plutôt amusants, certains ont même des caractères bien trempés. D’autres vont évoluer de façon assez surprenante au fil de l’histoire.
C’est un roman léger, même s’il aborde (très superficiellement) quelques thèmes « sérieux » tels que le racisme, la religion ou l’homophobie, et dont on espère, jusqu’au bout, qu’il se terminera bien !
Un petit extrait ?
« Sara supposait que les rares personnes qui pensaient un tant soit peu à elle étaient persuadées qu’elle utilisait les livres pour échapper à la vie. Et peut-être était-ce vrai. Elle avait remarqué dès ses années de lycée que peu de gens vous prêtent attention quand vous êtes caché derrière un ouvrage. (...) Tandis que les autres élèves se partageaient entre persécuteurs et têtes de Turcs, gravaient des symboles absurdes sur des tables ou dessinaient des gribouillis sur les casiers des uns et des autres, elle expérimentait de formidables passions, des disparitions, des élans de gaité, des pays étrangers et des époques révolues. D’autres étaient peut-être coincés dans un lycée gris de Haninge, mais elle, elle avait été une geisha au Japon, avait erré en compagnie de la dernière impératrice de Chine dans l’atmosphère oppressante de la Cité interdite, avait grandi avec Anne et les autres dans la maison aux pignons verts, connu son lot de meurtres, aimé et perdu des êtres chers avec les classiques. »
La bibliothèque des coeurs cabossés
Une critique signée Nath56
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Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

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