Anamor

La fin de la nuit

Critique de l'œuvre

Quinze années se sont écoulées depuis que Thérèse Desqueyroux a bénéficié d'un non-lieu. Durant cette période, Thérèse a sombré peu à peu dans la mélancolie et dans les ténèbres du crime qu'elle a commis. Sa fille, Marie, âgée de 17 ans, a grandi sans sa mère et dans l'ignorance totale des faits.
Pourtant, lorsque Marie débarque à l'improviste, Thérèse ne voit pas d'un bon œil cet évènement imprévu et elle veut à tout prix que Marie rentre chez son père, même si c'est une chance pour Thérèse de connaitre sa fille, de la soutenir et de l'aimer, comme un mère doit le faire.
C'est un souffle de bonheur qui décide Marie à rendre visite à sa mère. Elle est tombée amoureuse d'un jeune garçon, Georges Filhot, résidant de Saint-Clair, l'été, étudiant parisien le reste de l'année.
Cependant, Marie ne sait pas à ce qui l'attend, elle n'est pas du tout préparée à ce qui va lui arriver…
Marie, follement amoureuse, a l'idée de demander de l'aide à sa mère pour conquérir le cœur de Georges.
Quant à Thérèse, elle est surprise de voir que sa fille a fugué pour la retrouver. En apprenant le but de sa fille, elle va se décider à agir, mais dans quel but ? Va-t-elle enfin se comporter en mère et aider sa fille ? Ou va-t-elle tout faire pour éloigner sa fille d'elle de manière définitive ?
François Mauriac nous raconte l'histoire de Thérèse Desqueyroux, en proie à la puissance universelle du Mal, prisonnière des ténèbres, et qui voit sa vie décliner. Mais son obscurité, sa détermination et sa manière de la manipulation auront raison d'elle jusqu'à la fin de la nuit.
Comme pour la première histoire de Thérèse Desqueyroux, François Mauriac confirme sa maitrise des sensations et des émotions vécues par le lecteur à travers ses mots et nous confronte de nouveau à sa fascination pour ce personnage. Nous découvrons aussi comment ont vécu ou vont vivre les autres personnages vis-à-vis de Thérèse et de son crime. Chacun d'entre nous peut s'identifier à l'un des personnages créés par François Mauriac, qui a su donner une réalité à ces derniers et nous oblige à nous demander ce que nous ferions si nous étions à leur place.
Le temps, du point de vue de François Mauriac :
« Le temps qui a raison de tout amour use plus lentement la haine ; mais il en vient à bout aussi. »
La fin de la nuit
Une critique signée Luc-Antoine
Inscrit le 07 septembre 2012  |   58 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Polars - Thrillers, Romans français
Luc-Antoine

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c'est extraordinaire !je l'ai traduit en italien !


marie antoinette - 29 novembre 2013 -