Anamor

La fortune de Sila

Critique de l'œuvre

Dans un grand restaurant parisien, Sila, jeune serveur noir est violemment frappé par un homme. Autour de lui, personne ne bouge pour lui venir en aide. L'homme se rassit et reprend son repas, tout comme le russe et sa femme, les deux traders et même la femme de l'homme qui a cassé le nez de Sila.
Dans un monde en plein changement où l'argent façonne des destins aussi tragiques d'idylliques, Fabrice Humbert nous conte l'histoire de ces hommes et femmes liés par cette histoire qui finalement changera leur vie.
A travers un évènement singulier, Humbert nous emmène dans les années 90, après la chute de l'URSS, au début de la bulle immobilière et de la finance en émoi. A travers des destins bien distincts mais qui finissent par se recroiser. La narration sur la chute de l'URSS, les changements dans le pouvoir et l'émergence de ces milliardaires russes avec tout ce qu'elle amène d'argent sale est passionnante, claire et assez complète. Le destin de Lev Kravchenko est d'ailleurs celui que l'on suit avec passion. Celui des autres est plus confus, moins détaillé et historiquement très limité. Tout comme les jeux de pouvoirs, d'amour et d'argent qui finalement ne sont traités qu'en surface.
La narration en devient donc très répétitive et personnellement j'ai lu en diagonale un bon tiers du roman. Heureusement, la fin retient toute notre attention et laisse le lecteur sur une note positive..
Un dernier point me laisse perplexe : le titre du roman. Si tout au long de la lecture, on peut se dire qu'à défaut d'une fortune financière, Sila dispose d'une “fortune” du coeur, il n'en est plus rien à la fin...
La fortune de Sila
Une critique signée Nicolas
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Catégorie(s) préférée(s) : Fantasy, Polars - Thrillers
Nicolas

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