Anamor

La Terre

Critique de l'œuvre

Jean Macquart, caporal revenu de la campagne d'Italie, a trouvé un emploi d'ouvrier agricole auprès d'un propriétaire terrien. Il vit à la ferme, cultive la terre, sème, récolte et laboure durant une spirale continuelle et infinie.
Jean va faire la connaissance de la famille Fouan et finira par être très proche de certains de ses membres, famille qui comme toutes celles de l'époque (et même encore aujourd'hui), a son histoire, ses querelles, ses secrets et ses membres plus ou moins soudés…
Ancien soldat arrivé à Rognes par hasard et parfaitement étranger à ce pays et surtout à ceux qui y vivent, Jean finira par être accepté par la famille Fouan et à s'intégrer parfaitement à sa nouvelle vie. Mieux encore, il tombera amoureux de la terre et subira les durs caprices de celle-ci : les intempéries, les journées de travail harassantes sous un soleil de plomb, les hivers glacials ; et par ses maigres récompenses : les prix de la récolte qui baissent de mois en mois, les productions de moins en moins rentables, les premiers engrais, et le choix très difficile entre libre-échange et protectionnisme.
Emile Zola nous livre ici une étude sociale sur le monde agricole et la vie de famille. Le vocabulaire est très recherché, chaque détail de l'histoire est mentionné avec soin, si bien que le lecteur a l'impression de vivre lui-même ce que vivent les personnages, dotés de caractères et de personnalités si bien décrits que nous pouvons reconnaître des personnes que nous connaissons dans la vie. Les décors sont si bien narrés que nous pourrions les dessiner à main levée.
Le lien indivisible, incassable, qui unit les hommes et la terre est bien exposé : la terre nourrit les Hommes en apportant de la nourriture pour eux et leurs animaux et en échange, les Hommes nourrissent la terre : ils la cultivent, prennent soin d'elle, lui apportent tout ce qu'il faut pour qu'elle soit fertile, et par-dessus tout, les Hommes possèdent la terre.
Emile Zola à propos de la terre :
« A aucune époque, quand il s'était loué chez les autres, il n'avait fouillé la terre d'un labour si profond : elle était à lui, il voulait la pénétrer, la féconder jusqu'au ventre. »
La Terre
Une critique signée Luc-Antoine
Inscrit le 07 septembre 2012  |   58 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Polars - Thrillers, Romans français
Luc-Antoine

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