Anamor

Le Colonel Chabert

Critique de l'œuvre

Maître Derville, qui travaille dans une étude d'avoué, reçoit la visite d'un homme : un vagabond. Ce dernier se lance dans la narration d'une histoire des plus farfelues. En effet, cet homme qui, à première vue semble être un clochard, se targue d'être ni plus ni moins que le Colonel Chabert, un homme militaire reconnu dans l'armée française et mort au combat dans la bataille d'Eylau.
Maître Derville est l'ultime solution de cet homme qui tente de se battre pour récupérer son honneur, sa femme, sa richesse et son rang social. Si M. Derville ne croît mot de son histoire, sa vie n'aura alors plus aucun sens.
Notre vagabond se lance alors dans un monologue endiablé qui laisse le lecteur en haleine durant la moitié du roman. Nous apprenons alors qu'il aurait survécu à cette bataille et se serait battu outre Rhin pour survivre et se faire reconnaître comme étant le colonel Chabert.
Ce livre de 130 pages a été avalé en une seule journée. Bien que datant et utilisant des termes de l'époque, Honoré de Balzac a réussi à me faire adhérer au discours de cet homme sorti de nulle part. La première partie de ce livre s'avère être extrêmement accrocheuse tant le récit de cet homme est détaillé et plausible. La seconde moitié de se livre rencontre quelques longueurs que nous pardonnerons aisément à l'auteur.
Honoré mène ici une réflexion sur l'injustice de la société et la réelle motivation des Hommes : l'argent. Finalement, rien n'a changé depuis.
Le Colonel Chabert
Une critique signée Rémi
Inscrit le 02 juillet 2010  |   65 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Fantasy, Polars - Thrillers
Rémi

Vous avez aimé cet article, vous devriez également apprécier

Le coin des internautes

Moyenne des notes :   (2)
0
2
0
0
0
 
Pas encore d'avatar

Pas encore d'avatar

Une œuvre à lire pour l'épaisseur de ses personnages et le pathétique des situations. Si vous êtes retissant au style descriptif de l'auteur et ne devez lire qu'un Balzac, choisissez le Colonel Chabert.


LLcoolV - 14 novembre 2012 -

Plexus

Pour moi c'est un des livres les plus tristes que j'ai lu de ma vie...
Je n'aime pas beaucoup (et même pas du tout) l'écriture de Balzac mais il faut lui reconnaître que, malheureusement, ses écrits dépeignent souvent bien la triste réalité humaine


Plexus - 16 juillet 2012 -