Anamor

Le Comte de Monte-Cristo 1

Critique de l'œuvre

L'histoire débute dans le sud de la France, sur les côtes de la Méditerranée. Nous sommes en 1815, dans une période politique assez trouble où partisans de Napoléon et de Louis XVIII combattent pour placer leur protégé sur le trône. Au sein de ce climat, nous voyons évoluer Edmond Dantès, jeune second d'un navire de commerce. Durant le voyage, il est contraint de remplacer le capitaine Leclère, mort, victime d'une fièvre. Respectant la dernière volonté de son capitaine, Edmond va faire une halte sur l'île d'Elbe, île où Napoléon a trouvé exil. Alors qu'il a toute la vie devant lui, un poste de commandant, un équipage qui le suivrait les yeux fermés et une jeune femme magnifique qui attend son retour, Edmond se voit enfermé au Château d'If pour y purger une peine à perpétuité. La raison officielle ? Ce serait un agent bonapartiste. La raison officieuse ? Son bonheur faisait trop d'envieux.
Il se liera alors d'amitié avec un autre détenu, qui lui confiera l'existence d'un trésor caché sur l'île de Monte-Cristo. Après plus d'une décennie de captivité, Edmond parviendra à s'enfuir, s'emparer du trésor et mettre en place une vengeance à l'encontre de ceux qui l'ont envoyé en prison.
Malgré ce contexte promettant un rythme très soutenu, n'oubliez pas que ce roman fut écrit en 1844 et ne fait pas la part belle à l'action. Composé de presque 1000 pages, ce premier tome est scindé en trois parties distinctes. L'emprisonnement d'Edmond représente le moment le moins actif de ce livre et, paradoxalement, la partie de plus prenante. Alexandre Dumas nous dépeint un personnage pour qui le ciel lui est tombé sur la tête. À l'écart de toute vie et de toute compréhension de la situation actuelle, nous avons l'impression d'être nous même au fond de cette cellule, luttant alors pour trouver la force de vivre jour après jour. Cela contrastera fort avec ce qui va suivre dans le roman, où nous retrouverons un homme fortuné qui semble appartenir à autre Monde. Edmond Dantès se transforme alors en Comte de Monte-Cristo, aussi bien dans l'appellation du personnage que dans la mentalité affichée. Un peu déroutant, il m'a fallu quelques pages pour m'y acclimater, surtout que j'affichais une réelle admiration pour Edmond.
L'environnement, le contexte et l'histoire font de ce livre un succès à lire à tout prix. Aussitôt le premier volet dévoré, je suis prêt à m'attaquer aux 900 pages suivantes.
Le Comte de Monte-Cristo 1
Une critique signée Rémi
Inscrit le 02 juillet 2010  |   65 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Fantasy, Polars - Thrillers
Rémi

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