Anamor

Le joueur

Critique de l'œuvre

Alexis Ivanovitch a été engagé comme précepteur auprès d'un général russe. Celui-ci loge avec ses enfants dans un hôtel de la ville de Roulettenbourg, en Allemagne. Il est également accompagné par mademoiselle Blanche, la mère et le cousin de celle-ci.
Cependant, le général est couvert de dettes : il ne peut pas épouser mademoiselle Blanche, et il a même contracté de fortes dettes auprès du cousin de celle-ci.
Depuis peu, le général reçoit régulièrement des télégrammes annonçant qu'une de ses tantes est au plus mal et qu'elle faiblit de jour en jour. Le décès de cette dernière lui permettrait d'hériter, de mettre un terme à sa situation financière désastreuse et de se marier.
Pour faire patienter ses créanciers, il a mis dans la confidence les membres de sa suite, espérant ainsi respirer un peu en attendant la tragique nouvelle.
Or, un jour, au lieu de recevoir un télégramme à propos de sa parente, il reçoit celle-ci, bien vivante, et de surcroit, en bonne santé...
Fédor Dostoïewsky nous raconte, à travers ces différents personnages, l'addiction des jeux d'argent, et plus particulièrement de la roulette. La situation de précarité, la réalité des rapports entre les personnages et l'argent ainsi que l'état émotionnel de ces derniers sont extrêmement bien décrits. Le démon du jeu est présent quand il faut. Chacun peut s'identifier à un personnage vis-à-vis du jeu mais aussi vis-à-vis de ses actions et de ses émotions.
Mais les lieux n'ont quasiment aucune importance, et on regrette vite l'absence de ces descriptions, d'autant plus que l'auteur aurait pu aisément nous faire voyager.
Nous pouvons considérer cette œuvre comme autobiographique, car Fédor Dostoïewsky était un joueur invétéré : il a connu la ruine et la misère à plusieurs reprises.
Le rapport entre les joueurs et la roulette par Fédor Dostoïewsky :
« C'est à cause d'elle qu'ils sont venus. Ils sont indifférents à ce qui se passe ailleurs. De toute la saison ils ne s'intéressent à rien. Ils sont devant le tapis vert du matin au soir ; ils resteraient jusqu'au lever du jour s'ils le pouvaient. Quand il faut quitter le casino, a minuit, ils sont désespérés. »
Le joueur
Une critique signée Luc-Antoine
Inscrit le 07 septembre 2012  |   58 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Polars - Thrillers, Romans français
Luc-Antoine

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