Anamor

Le souffle des feuilles et des promesses

Critique de l'œuvre

Quand on fait la connaissance d’Hallie Erminie, au printemps 1883, elle n’a que 9 ans. C’est une fillette du Sud des Etats-Unis, du Kentucky pour être précis, et elle a déjà un caractère très affirmé. Elle aime les mots, les histoires et se destine à devenir écrivain.
Puis nous la retrouvons au printemps 1896, quand elle se prépare à partir pour New-York, afin de présenter son 1er manuscrit « le buisson ardent ».
Là-bas, lors d’une fête organisée par une de ses amies, Alice Ives, celle-ci lui présente Mr Wheeler, un chroniqueur réputé du journal « le Press ». Suite à cette rencontre, le roman prend un nouveau tournant. Alors que jusque là, on ne suivait que la vie d’Hallie Erminie, maintenant un chapitre sur deux est consacré à Mr P. Wheeler.
Chacun raconte et vit les événements à sa façon et il faut bien avouer que le tout recèle beaucoup d’humour ! On apprend à la toute fin, dans les remerciements, qu’Hallie Erminie et Post, ainsi que le roman « Cœur vaillant » ont réellement existé et que Sarah McCoy s’est librement inspirée de leurs archives familiales et de leurs mémoires.
Si j’ai passé un très agréable moment avec ce roman, je dois bien avouer que j’avais nettement préféré «Un goût de cannelle et d’espoir ». Mais si vous êtes adeptes des histoires d’amour, celle-ci vous plaira sans doute !
Un extrait : « Les nouvelles n’étaient pas mon point fort. Dès lors, je concentrai toute ma détermination de Hallie Erminie dans un roman. Mais pas n’importe lequel. Un roman qui captiverait toute l’Amérique : un roman qu’on ne pourrait pas ne pas lire.
Je trouvais mon inspiration ici-même, dans le Kentucky, grâce à une histoire vraie qui s’était déroulée dans un comté voisin. Un noir avait violé et assassiné une femme, mais avait failli être acquitté du fait du racisme avéré du juge et des jurés (…) J’écrivis l’histoire comme une furie. Mes cousins pensaient que j’avais perdu la raison, parce que je déclinais toutes leurs invitations aux bals, aux promenades à cheval, aux pique-niques après l’église, aux parties de pêche à Piney Fork et, en hiver, au patin sur le lac gelé de Marlow’s Pond. Tout ce que j’aimais le plus dans la vie. »
Le souffle des feuilles et des promesses
Une critique signée Nath56
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Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

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