Anamor

Le voisin

Critique de l'œuvre

Colombe Barou est une femme simple, mariée, 2 enfants, un travail de « nègre » à mi-temps dans une petite maison d’édition.
Son quotidien se partage entre son travail, les diverses tâches ménagères, ses enfants et son mari quand il est là.
Sa vie lui convient comme ça. Ils viennent d’emménager dans un nouvel appartement, grand, calme, clair et ensoleillé.
« Pas d’une originalité folle » commente sa sœur.
« Moi non plus, je ne suis pas d’une originalité folle » répond Colombe…
Ouille, ouille, ouille ! Heureusement que je n’avais rien de spécial à faire ce matin, parce qu’une fois commencé, je n’ai plus lâché ce court roman de 282 pages.
Dès le premier chapitre, on est mis dans le bain. Une femme est cachée sous un lit, elle a peur : « Aplatie, le menton collé au parquet, elle halète comme un chien, la bouche ouverte. Lorsqu’elle a entendu la porte d’entrée claquer, dans son affolement, elle s’est heurtée le front contre quelque chose, le coin du lit, peut-être. (…) Pourquoi est-il rentré à cette heure-ci ? Que fait-il là ? »
Ligne après ligne, page après page, on suit la descente aux enfers de Colombe. Sa transformation aussi. Une femme gentille, délicate et sensible, qui, à force de manque de sommeil, d’attente, de peur, se métamorphose…
Impossible d’en dire plus sans dévoiler l’intrigue, ce qui serait vraiment dommage !
La tension ressentie en lisant ce roman a pour moi été semblable à celle ressentie en regardant un thriller ou un film d’horreur. On a peur, mais on continue, parce qu’on veut savoir…
Une tension « Hitchcockienne » !!
Le voisin
Une critique signée Nath56
Inscrit le 27 octobre 2014  |   151 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

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