Anamor

Les béquilles

Critique de l'œuvre

Un comédien, cascadeur spécialiste des chutes en tout genre (escalier, immeuble, falaises !) se casse un jour le plus petit os du corps, à savoir la dernière phalange du petit doigt de pied, en se précipitant pour répondre au téléphone.
Rien à faire, dira le médecin, sinon ne pas poser le pied par terre pendant au moins 15 jours. Une fois passée la douleur, fulgurante, du départ, le narrateur est finalement plutôt content ! Ce malencontreux accident lui permet, d'une part, de faire une pause, bienvenue dans sa vie monotone et, d'autre part, d'avoir des béquilles, un rêve pour lui (pour différentes raisons).
Ces béquilles vont en fait lui servir à sortir de son quotidien, à avoir des rapports différents avec les gens... Et là où certains ont du mal à marcher avec des béquilles, lui va se mettre à courir et aura bien du mal à s'en passer !
En bref, il s'agit d'un premier roman, il est très court (106 pages), très drôle et se lit très vite !
Un extrait : « Tout a commencé grâce à des béquilles. Sur le moment je n'imaginais pas que des béquilles puissent révéler le sens d'une vie. Simplement, j'étais content d'interrompre mon activité professionnelle d'une manière aussi inattendue. La perspective de porter des béquilles était comme un encouragement à me ménager, à prendre soin de moi, une petite trêve en même temps que, et ce n'est pas le moindre, une compagnie car, qu'on le veuille ou non, on s'y attache tellement qu'elles vous transforment, des choses se passent, la vie change. »
Accès au site de l'auteur : Patrice Pluyette.
Les béquilles
Une critique signée Nath56
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Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

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