Anamor

Les derniers hommes

Critique de l'œuvre

Nous sommes directement plongés dans un monde post-apocalyptique, un siècle après la fin de la troisième Guerre Mondiale. Guerre Mondiale dans laquelle se sont opposés les alliances Indo-Arabo-Américaine et l'axe Paris-Mouscou-Pékin. Chaque camp a usé de technologies permettant la destruction humaine adverse, allant jusqu’à éradiquer tous les humains de la planète. La contamination des eaux, la présence de solbots (soldats robots autonomes), de chiens sauvages et l'utilisation d'armes génétiques, biologiques et chimiques ont rendu la planète très hostile à la vie humaine. Dans ce qui était auparavant appelé l’Europe, les derniers hommes, organisés en tribus nomades, se battent pour leur survie. Chaque tribu s’est spécialisée dans l’exploitation d’une denrée particulière. Les Aquariotes sont ainsi en charge de trouver de l’eau potable et de la distribuer aux autres tribus en échange de nourriture, vêtements et armes. Nous suivrons Solman, le donneur, le clairvoyant de la tribu Aquariote. Sa malformation à la jambe représente un handicap quotidien et le présage d’une mauvaise nouvelle pour sa tribu. S’il n’a pas été exclu, c’est grâce à son don. Il est devenu nécessaire à la survie des siens, rendant le peuple Aquariote nettement supérieur aux autres tribus. Cet équilibre va rapidement vaciller, puisque Solman va vivre une relation sentimentale avec Raïma, la guérisseuse Aquariote, permettant à notre jeune homme de se détacher petit à petit de l’emprise du conseil Aquariote. Solman va alors partir en quête de vérités qui dérangent le conseil, l'amenant à une rupture brute avec les siens et brisant cet équilibre si important pour maintenant la paix entre les derniers hommes.
Pierre Bordage nous dépeint un avenir apocalyptique très réaliste. À tel point que certains lecteurs pourraient se sentir mal à l’aise, tant ce chaos, cet enfer vécu au quotidien par les personnages de ce roman est plausible. Le fait de diviser la responsabilité de chaque ressource auprès d’une douzaine de tribus nomades m’a particulièrement plu. On retrouve ainsi un jeu de puissance, de commerce et de négociations très intéressant, même si ce n’est pas ici le but de ce roman. Plus de 600 pages qui se lisent bien, mais sont très indigestes. Les descriptifs sont nombreux, le rythme est lent et l’histoire ne se met véritablement en place qu’en milieu de deuxième partie du roman. Il faut prendre le temps de parcourir les pages de ce livre, au calme si possible, sous peine de se perdre rapidement.
La fin du roman fut très agréable, les révélations se succédant, maintenant l’envie au lecteur de poursuivre l’aventure. Je ne regrette pas mon choix de lecture, cependant, il est évident que "Les derniers hommes" ne conviendra pas à tout le monde.
Les derniers hommes
Une critique signée Rémi
Inscrit le 02 juillet 2010  |   65 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Fantasy, Polars - Thrillers
Rémi

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