Anamor

Les éveillés

Critique de l'œuvre

Elise est infirmière dans un centre pour polytraumatisés. Sa spécialité : réveiller les comateux. Ses insomnies, sur laquelle le responsable de la clinique ferme les yeux, lui permet de travailler non stop du matin au matin, encore et encore. Son don va pourtant réveiller un homme, Stanislas Opalikha, tueur en série encore jamais interpellé. Un homme qu'il aurait mieux valu laissé endormi. Car lorsque ce dernier recommence ses agissements, c'est vers Elise qu'il se tourne afin qu'elle lui livre son terrible secret. Mais c'est sans compter sur un illustre inconnu, qui par d'effrayantes visions se lancera à leur poursuite.
Les éveillés débute dans le plus pur style de Camut et Hug. De la boucherie, du sang et des détails atroces permanents. On retrouve l'ambiance de la trilogie des voies de l'ombre. Et pourtant, un tournant majeur intervient assez rapidement et l'originalité qui en découle est vraiment appréciable. Rarement vu dans un roman.
Bien qu'orienté thriller, ce roman n'en fait pas sa ligne de conduite comme dans les précédents romans du couple. Il agit comme fil rouge d'une intrigue qui se révèle être ailleurs et loin de la sphère du thriller. A mi-chemin entre réalité et fantastique, les auteurs nous livrent une réflexion sur le rêve, le sommeil et le coma. Agrémenté de termes techniques, ils n'iront jamais jusqu'à affirmer les choses, conservant ainsi intacte leur crédibilité. Un peu trop pointus par moment, on en perd le fil de la phrase, mais c'est bien là tout ce qu'on peut leur reprocher.
Les éveillés
Une critique signée Nicolas
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Catégorie(s) préférée(s) : Fantasy, Polars - Thrillers
Nicolas

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