Anamor

Les Filles de l'ouragan

Critique de l'œuvre

Octobre 1949, l’ouragan Bonnie arrive et il va être responsable de la naissance, 9 mois plus tard, de deux petites filles : Ruth et Dana, nées le même jour dans cette petite bourgade du New Hampshire.
Deux familles qui se sentent étrangement liées grâce - ou à cause - de leurs plus jeunes filles que l’on voit grandir au fil du temps, de ces deux « sœurs d’anniversaire ».
On se doute vite de quelque chose, mais on n’imagine pas tout…
Les secrets de famille deviennent parfois (souvent, non ?) de vraies bombes à retardement et les deux familles vont en faire la cruelle expérience.
Il y a des personnages éminemment sympathiques dans ce roman, des gens que l’on aimerait rencontrer et avec qui on voudrait discuter, les deux filles bien sûr, mais aussi Edwin Plank, le père, agriculteur curieux et passionné.
En alternance, on entend la voix de Ruth avec sa vie à la ferme familiale des Plank, puis celle de Dana qui mène, avec son frère Ray et des parents un peu immatures, une vie plus bohème et beaucoup moins stable.
Un extrait : « Cela commence par un vent humide, qui souffle du nord-est à travers les champs, un vent étrangement chaud pour cette période de l’année. Avant même qu’il atteigne la maison, Edwin Plank le voit venir, ondulant sur l’herbe sèche et les dernières rangées de maïs dans le champ en contrebas de la grange, là où le tracteur n’est pas encore passé. (…)
Progressant toujours sur la route plongée dans l’obscurité, avec la pluie qui tombe à verse et son vieux Dodge secoué par le vent, Edwin Plank éprouve un sentiment bizarrement agréable.
Comme une prémonition. Une chose à propos des ouragans : ils mettent tout sens dessus dessous. On ne sait jamais comment on retrouvera le monde, une fois le vent calmé. Ce qui est sûr : il ne ressemblera plus à celui d’avant. Peut-être est-ce là un signe d’impatience chez lui, ou même le besoin de quelque chose qu’il n’a pas encore trouvé ? Edwin Plank se lance dans cette nuit sauvage le cœur battant. La vie sur ce coin de terre pourrait être totalement différente le matin venu. »
Joyce Maynard est une auteure que j’ai découvert récemment avec « Long week-end » qui m’avait beaucoup plu. « Les Filles de l’ouragan » est une histoire totalement différente, mais je l’ai dévorée également. Il y a un point commun entre ces deux romans : On sent que Joyce Maynard aime ses personnages et du coup, nous les aimons aussi.
Les Filles de l'ouragan
Une critique signée Nath56
Inscrit le 27 octobre 2014  |   152 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

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