Anamor

Les justes

Critique de l'œuvre

En Russie, en février 1905, Kaliayev, aidé de cinq autres personnes, va organiser un attentat contre le grand duc Serge, oncle du Tsar. Ensemble, ils vont tout d'abord repérer les lieux et décider de l'heure la plus propice pour passer à l'acte. Ils vont ensuite préparer une bombe, qui deviendra l'instrument de leur revendication, de leur justice et de leur désir.
Malgré tous les préparatifs de cet acte atroce, démoniaque et fatidique, ces six personnes sont unies à la fois par l'amour les uns des autres, de la liberté, et par la haine de la misère et de la cruauté.
Albert Camus nous offre ici une pièce de théâtre que l'on pourrait prendre pour historique, car il y décrit des événements qui se sont vraiment produits et des personnes qui ont réellement existées.
Cette œuvre est merveilleusement bien décrite : nous ressentons l'amour et la fraternité des personnages, leur haine, leur crainte vis-à-vis de ce qu'ils endurent, et nous sentons qu'ils vivent constamment aux aguets, sans un seul instant de répit. Ils veillent sans cesse les uns sur les autres, et ont incessamment à l'esprit leur terrifiant projet.
Albert Camus a su faire resurgir ces personnes du passé, leur donné une conscience, mais il a surtout prouvé qu'il n'y avait qu'un pas entre le bien et le mal.
"Mais c'est cela l'amour, tout donner, tout sacrifier sans espoir de retour."
Les justes
Une critique signée Luc-Antoine
Inscrit le 07 septembre 2012  |   58 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Polars - Thrillers, Romans français
Luc-Antoine

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