Anamor

Les larmes de la liberté

Critique de l'œuvre

Prix du Club des Lectrices Charleston 2017
Ce roman fait partie du Prix du Club des Lectrices Charleston 2017 !
« Les larmes de la liberté » est en quelque sorte la suite de « La colline aux esclaves ». Si je dis en quelque sorte, c’est qu’on peut tout de même les lire séparément, ce sont deux histoires distinctes même si on retrouve en partie les mêmes personnages.
Je n’ai pas lu « la colline aux esclaves » et cela ne m’a pas empêché de beaucoup apprécier « Les larmes de la liberté » !
Ce roman, c’est l’histoire de James : qui il est, où il a grandi, comment il s’est construit.
Plusieurs personnages nous racontent cette histoire, à tour de rôle, chapitre après chapitre. On commence en 1830, à Philadelphie, avec James. On apprendra plus tard comment James Pyke est devenu James Burton, mais pour le moment, il nous parle de sa rencontre avec Henry, un esclave en fuite qui l’a aidé à un moment très difficile de sa vie.
On se retrouve ensuite en 1825, avec Pan, le fils d’Henry. Pan vient de perdre sa mère et son père, pour des raisons que l’on comprendra plus tard, ne peut le garder avec lui.
En plus de James, Henry et Pan, on croise de nombreux personnages dans ce roman à la fois passionnant et terrible. Passionnant parce que l’écriture est fluide, les personnages attachants et qu’il nous parle d’un mode de vie à jamais disparu (et heureusement !).
Terrible, parce que les faits qu’il relate, la façon dont les gens (les esclaves) étaient traités est abominable. Ils n’étaient pas seulement privés de liberté, corvéables à merci et traités comme des objets appartenant à leur maître, mais on leur déniait le droit d’avoir des sentiments ou encore une famille.
Impossible de tout raconter, « les larmes de la liberté » est un roman plein de surprises avec de nombreux rebondissements inattendus.
Grâce au personnage d’Henry et parfois à celui de James également, on voit comment ces hommes étaient parfois dangereusement proche de la folie à force de maltraitance...
Obligés sans cesse, non seulement d’obéir, mais de subir les caprices et les coups de petits tyrans, ils n’avaient d’autres choix que de courber l’échine. Se révolter signifiait mourir, ultime et seule liberté possible.
J’ai été happée par ce roman d’un bout à l’autre, les personnages sont très vivants et l’action toujours présente.
J’ai déjà lu de nombreux romans et vu de nombreux films sur l’esclavage, mais ce roman m’a encore apporté un nouvel éclairage sur la façon dont les esclaves étaient traités et surtout sur leur ressenti, leurs sentiments, leurs peurs et pour certains, leur folie.
Découvrez la vidéo de présentation du roman.
Les larmes de la liberté
Une critique signée Nath56
Inscrit le 27 octobre 2014  |   151 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

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