Anamor

Les lendemains avaient un goût de miel

Critique de l'œuvre

Prix du Club des Lectrices Charleston 2017
Ce roman fait partie du Prix du Club des Lectrices Charleston 2017 !
Justine est l’heureuse « propriétaire » d’un blog féministe, d’un ex-mari, Charles (procédure de divorce en cours) et de 3 enfants.
Au début de cette histoire, elle est dans le train avec ses sœurs et ses enfants, de retour de Milan où elles ont reçu l’héritage de leur arrière grand-mère, Jolie-Rose.
Leurs cousines ont hérité d’œuvres d’art originales, une des sœurs d’un chalet sur les bords du Lac de Côme, un autre cousin d’une Lamborghini de collection. Justine, quant à elle, s’est déplacée pour recevoir une boîte en carton pleine de souvenirs sans valeur… Du moins c’est ce qu’elle pense jusqu’à ce qu’elle trouve une fine liasse de feuilles A4 reliées par une ficelle, qui raconte la rencontre entre son arrière grand-mère Jolie-Rose et celui qui deviendra son mari.
Un extrait : « A la fin de sa vie, tous les souvenirs de mon arrière grand-mère Rose Carminati, née Goudot (ou Rose Goudot, épouse Carminati), tenaient dans quelques boites. Elle dormait littéralement sur ces boîtes en vieux carton, superposées les unes aux autres, et qui se desséchaient sous son lit médicalisé à la maison de retraite de Giverny-le-Prieur.
- Vous en faites une histoire, madame Carminati, pour des boîtes ! Soupiraient les aides soignants quand elle composait le numéro d’appel du personnel, demandant qu’on lui attrape telle ou telle autre boîte cartonnée avant de s’endormir.
Nous, nous habitions en famille dans une cité HLM, proche du périphérique, à Paris. Notre père était chercheur en archéologie, il publiait des travaux de recherches bénévoles tels que « l’influence étrusque sur l’art néo-byzantin du IIIème siècle » ou « Les véritables traces de dépouilles de Jésus-Christ en Patagonie du Nord-Est : mythe ou réalité ? » Notre mère aimait nous lister tout ce qu’elle aurait pu devenir si elle n’avait pas eu d’enfants. Elle avait été presque danseuse d’opéra, presque mariée à un footballeur célèbre, presque détective privé, mais finalement, elle avait eu des enfants et elle surveillait les cantines et les études dans les écoles pour sept francs cinquante brut de l’heure. »
Un livre court (185 pages), léger, avec beaucoup de dialogues et un ton humoristique avec lequel j’ai passé un bon moment !
Les lendemains avaient un goût de miel
Une critique signée Nath56
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Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

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