Anamor

Les nuits blanches

Critique de l'œuvre

Notre héros, jeune homme solitaire sans famille ni ami vit dans une grande ville. Or, un jour, par une hasardeuse suite d'évènements, il va rencontrer une jeune fille, Nastenka.
Celle-ci va lui raconter son histoire : elle vit avec sa grand-mère et une servante. Pour augmenter ses revenus et mieux subvenir à leurs besoins, sa grand-mère a loué une chambre à un jeune homme. Nastenka et cet homme vont tomber amoureux.
Cependant, lors de l'unique opportunité qu'a connu Nastenka de parler en privé avec l'élu de son cœur, celui-ci lui annonce une nouvelle bouleversante : il doit retourner à Moscou pour un an. Avant son départ, il lui promet de venir la retrouver dès que possible.
De son côté, le héros raconte à Nastenka sa vie de solitaire et de rêves, le sentiment de vide qui l'entoure, et les personnes autour de lui qui le fuient sans cesse.
Fédor Dostoïewsky nous raconte ici une histoire d'amour passionnante et enivrante de deux jeunes personnes pour qui l'amour est un trésor sans prix.
La narration est très fluide. Les personnages sont très attachants et doués d'une sensibilité touchante. Même si le héros de cette œuvre, qui est aussi le narrateur, n'a pas de nom, nous pouvons facilement nous identifier aux personnages et aux situations qui sont décrites ici.
Dostoïewsky a fait de la douceur une noblesse, un paradis que peu d'entre nous aura l'immense privilège de connaître.
Comme pour le joueur, les lieux et leurs descriptions n'ont pas d'importance, et même si l'auteur ne nous fait pas découvrir la ville, il nous fait voyager à travers les sentiments des personnages.
Fédor Dostoïewsky à propos des rêveurs :
« Le rêveur n'est pas un homme, il n'a pas de sexe, il est du genre neutre. Il loge généralement dans quelque coin inaccessible, où il reste tapi comme un escargot dans sa coquille.»
Les nuits blanches
Une critique signée Luc-Antoine
Inscrit le 07 septembre 2012  |   58 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Polars - Thrillers, Romans français
Luc-Antoine

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