Anamor

Lucie Dreyfus, la femme du capitaine

Critique de l'œuvre

Grand Prix des Lectrices de ELLE 2016
Ce roman fait partie du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2016 !
Ce livre commence par une dizaine de pages de photographies de Lucie Dreyfus, de son célèbre mari Alfred et de leurs enfants. Puis on poursuit, sur une cinquante de pages, avec des reproductions de lettres échangées par Lucie Dreyfus et sa grande amie Hélène Naville qui la soutiendra tout au long de la fameuse «affaire ».
Après un sommaire et une brève présentation des personnes impliquées ou concernées par «l' Affaire Dreyfus », l’auteur nous explique dans une introduction d’une vingtaine de pages pourquoi elle a choisi de parler de Lucie Dreyfus, la femme du capitaine.
La description de l’affaire proprement dite ne commence qu’au 3ème chapitre, avec cette date du 15 octobre 1894, et cette question que pose Lucie à son mari : « Tu rentres déjeuner ? »
Et à laquelle il répond : « oui, oui, bien sûr, comme d’habitude » !
Mais la fameuse affaire a commencé, une affaire dont on comprend vite qu’elle n’est qu’une machination destinée à trouver un coupable à tout prix et qu'il ne rentrera pas, du moins, pas avant de longues années.
J’avoue avoir eu du mal à rentrer dans ce document. C’est une partie de l’histoire que je connais particulièrement mal, et les complots politiques ne sont pas ce que je préfère.
Pourtant je crois qu’on ne peut qu’être profondément touché par ce qu’a vécu cet homme. Il a été accusé à tort, a été dégradé, a été mis en prison puis envoyé sur une île, une sorte de bagne privé (il ne fallait pas qu’il communique avec quiconque, au risque que la vérité vienne à éclater au grand jour). Sur cette île, il n’a pas grand-chose à manger, rien pour cuisiner. C’était un militaire, un officier, il avait de l’argent, vivait confortablement et il se retrouve du jour au lendemain, privé de tous ses droits (les lettres qu’il échangeait avec sa femme lui arrivaient avec des mois de retard parce qu’elles subissaient la censure). Pas de visite, les soldats qui le surveillaient avaient ordre de ne pas lui adresser la parole. Comment, dans ces conditions-là, n’est-il pas devenu fou ??
Un livre très documenté, et qui, au final, m’a beaucoup plu !
Lucie Dreyfus, la femme du capitaine
Une critique signée Nath56
Inscrit le 27 octobre 2014  |   151 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

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