Anamor

Madame Bâ

Critique de l'œuvre

Madame Bâ est africaine. Plus précisément Malienne. Pour retrouver son petit-fils parti pour la France, elle décide d’aller le chercher.
Elle remplit donc le document officiel nécessaire à l’obtention d’un visa de séjour, soit le formulaire 13-0021.
Demande de visa (pourtant urgente !) refusée par la Consule Générale Adjointe de Bamako.
Madame Bâ décide donc d’écrire directement au Président de la République Française des armes, des lois et des aéroports, pour contester ce refus et afin qu’il intervienne directement.
Pour ce faire, elle remplit à sa façon le fameux formulaire…
Par exemple, pour remplir la case « nom » du formulaire, cela lui prend 15 pages, car il faut comprendre d’où vient ce nom, qui sont ses ancêtres…
Tout le livre est construit de cette façon là : chaque chapitre correspond à une case du formulaire et là où on devrait « logiquement » trouver un ou deux mots comme réponse, on trouve des chapitres de 10 à 40 pages !
Arrivé à mi-roman, on commence à entendre parler de choses « pas très catholiques » comme par exemple comment les fonctionnaires, les entrepreneurs et les hommes politiques arrivent à s’en mettre « plein les poches » en construisant des trucs qui :
1) ne servent à rien ni à personne (l’échangeur sans routes !)
2) sont si mal construits qu’ils ne dureront que très peu de temps…
Bref, en prenant comme excuse ce fameux formulaire, Erik Orsenna nous apprend à connaître un peu mieux le fonctionnement des gens et des choses au Mali… Sans critique et avec, on le sent, beaucoup de tendresse et d’amour pour ce pays. A lire !
Madame Bâ
Une critique signée Nath56
Inscrit le 27 octobre 2014  |   151 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

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