Anamor

Malhorne 3, Anasdahala

Critique de l'œuvre

Pourchassés par Craig et la fondation Prométhée, Ilis, Frankin, Tara et les autres se sont réfugiés dans l'Aratta. Mais leurs chemins vont vite se séparer, chacun allant découvrir l'Aratta à sa façon.
Sur Terre, à Londres, le corps d'un homme est retrouvé dans les bas-fonds de la ville. L'incroyable découverte réside dans l'époque supposée de cet homme (encore vivant quelques heures auparavant) : c'est en effet, un Néandertalien, une race éteinte depuis plus de 40 000 ans. Ailleurs en Europe, de nombreux hommes et femmes disparaissent de la surface du globe, leur implant n'émettant plus de signal... pour réapparaître parfois bien des jours plus tard mais tous meurent subitement peu de temps après. Une croix cathare est dessinée sur leur torse. Quel est le lien entre ces disparitions et le massacre des Cathares, survenu plusieurs siècles plus tôt ?
Après un second tome décevant car axé sur l'histoire fantastique inventée par Jérôme Camut, le troisième tome retrouve ce qui a fait la qualité du premier, à savoir une visite dans le monde des cathares, mais aussi une approche des hommes de Néandertal, disparus soudainement de la surface de la terre ; le tout agrémenté d'enquêtes policières et de disparitions mystérieuses. Ce volume est riche en actions, rebondissements et laisse peu de place à l'ennui. Il est d'ailleurs assez frustrant de suivre autant de personnages car ils ne reviennent que rarement au centre des débats (Franklin et Tara n'apparaissent pour dire pas durant les 250 premières pages), et il est évident que chaque lecteur a envie de suivre certains groupes de personnages en particulier mais ce sentiment prouve que le suspense est intenable et que la narration est excellente. Si le lecteur est comme moi, la trame principale est alors mise de côté car complexe, tirée par les cheveux (comme souvent lorsqu'un auteur s'essaie au fantastique en narrant les détails) au profit des personnages, de leur caractère et leurs interactions.
Finalement ce tome trois est l'occasion pour Camut, au travers de son énigme fantastique de mettre en garde contre les mauvaises actions des êtres humains envers son environnement et des résultantes engendrées. Un sujet d'actualité en 2005, lors de l'écriture du roman.
Vers la fin du tome, Jérôme Camut sort de son imaginaire des concepts intéressants et divertissants sur la pensée commune, sur l'existence de Dieu et bien d'autres. Il est certain que ce tome saura en ravir plus d'un.
Malhorne 3, Anasdahala
Une critique signée Nicolas
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Catégorie(s) préférée(s) : Fantasy, Polars - Thrillers
Nicolas

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