Anamor

Meurtre aux poissons rouges

Critique de l'œuvre

Fleuve Éditions
Ce roman nous a été offert par les éditions Fleuve Éditions !
Un homme a été découvert mort chez lui, on devrait plutôt dire qu'il a été assassiné de façon original : étouffé ou noyé par un sachet plastique sur la tête. Un scénario plutôt glauque qui pourtant n'inspire pas les enquêteurs qui n'arrivent pas à conclure. Salvo, un commissaire décide de mener une enquête « en sous terrain » puisque ses supérieurs lui ont explicitement interdit de le faire. Pourquoi tant de mystères et d'interdits ? C'est ce que nous allons découvrir grâce au duo de choc que forment Salvo et une collègue qu'il décide de contacter afin qu'elle lui vienne en aide, Grazia.
Un roman intéressant et intrigant de part sa forme. En effet, ce livre nous est livré sous la forme épistolaire. Salvo et Grazia se contactent, exposent leurs idées et échangent jusqu'à aboutir à « la solution finale » de l'enquête. Cette écriture à 4 mains réalisée par Camilleri et Lucarelli est donc très rapide à lire. L'intrigue est originale sans être non plus exceptionnelle. On sait relativement vite qui est le coupable mais on peut tout de même réfléchir à la manière dont il sera ou non arrêté. Ce livre traite tout de même d'un sujet intéressant et indémodable : les « cachoteries », les mensonges et les faux semblants de certains de nos gouvernements. Cette histoire ne semble finalement pas très éloignée de nos sociétés. Un roman intéressant, agréable à lire même s'il aurait pu être un peu plus développé (la fin arrive finalement rapidement).
Meurtre aux poissons rouges
Une critique signée Aline
Inscrit le 07 septembre 2008  |   218 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Polars - Thrillers, Romans français
Aline

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Avec cet ouvrage, le maestro nous prouve une fois de plus qu'il sait s'amuser et surtout qu'il sait s'entourer. Voilà un exercice de style très différent de ses romans, c'est sûr. Ici, Camilleri et Lucarelli se sont laissés guider par leur coauteur et ont rivalisé d'inventivité pour donner naissance à un petit polar épistolaire tout à fait original et réjouissant. La construction en puzzle est ludique, cette rencontre entre deux grands noms de la crim italienne et derrière eux du polar italien un pur moment de plaisir. Alors, je vous encourage à le découvrir. Bonne lecture !


Méri - 22 janvier 2012 -

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Ce petit récit fait de lettres, de billets, de coupures de presse,de rapports et de photos que s'échangent les deux protagonistes, me parait être une sorte d'accident de parcours pour le maestro et son personnage de Salvo Montalbano. Pas un accident tragique, ni totalement malheureux, mais tout de même quelque chose qui détonne par rapport aux habitudes et à la personnalité du célèbre commissaire de Vigata. Primo, il est plus que surprenant que Salvo accepte de prêter mains fortes à une collègue inconnue et non introduite aux lecteurs, ce qui rend difficile de comprendre sa motivation étant donné qu'en bon Sicilien, il a plutôt tendance à se mêler de ses propres oignons, en évitant de piétiner un territoire qui lui échappe. Et cette idée d'aller lui faire courir le crime sur le continent, dans une ville qu'il ne connait ni d'Adam ou d' Ève, on le suppose. Et mêler Salvo à une enquête qui le plonge dans les dédales et la logique des Services secrets de l'État italien, ne correspond pas beaucoup au côté modeste de sa personnalité. Oui, il est tenace, retors, méprise les magouilles égoïstes des puissants, mais il ne se prend d'ordinaire pour un Don Quijotte. Évidemment, maestro Camilleri a tous les droits sur la destinée de son personnage, voilà pourquoi mes commentaires se veulent rien de plus qu'un partage de perceptions et de spéculations. Bonne lecture!


Cherephon - 03 janvier 2012 -