Anamor

Mille et un morceaux

Critique de l'œuvre

Grand Prix des Lectrices de ELLE 2016
Ce roman fait partie du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2016 !
En parcourant les commentaires (et non pas les chroniques, que je ne lis qu’après avoir écrit la mienne) affichés sur Facebook, j’ai cru comprendre qu’on reprochait à Mr Ribes de beaucoup parler de lui.
Mais, si j’ai bien compris, ce livre est une autobiographie. Quoi de plus normal de parler de soi et de sa vie dans ce cas ?
D’autres commentaires lui reprochent de « faire son intéressant » parce qu’il cite beaucoup de gens connus. Je pense qu’il ne s’en vante pas, c’est un fait, il a côtoyé et fréquente toujours des gens connus voire même très connus. Il faut dire aussi qu’il travaille dans un milieu où il y a beaucoup de célébrités !
Dans ce livre, qui porte bien son nom et que l’on déguste à petites bouchées, il y a un peu de tout. Jean-Michel Ribes nous parle de sa vie, de sa famille (ah les suppositoires à la glycérine de Suzanne Castelli, Baronne Gasquet !), de son travail, de ses espoirs et de ses rencontres.
Ce pourrait être lourd, ennuyeux, ça ne l’est pas : Les nombreux chapitres, parfois très courts (une demi-page), parfois un peu plus longs, donnent beaucoup de rythme à ce livre de plus de 500 pages.
C’est, de plus, plein d’humour ! Je me suis régalée en lisant un des plus longs passages « Heureux qui comme Ulysse... » où il raconte un voyage fait avec deux amis en 1967 et dont certains passages sont vraiment très drôles !
Il y a aussi des moments plus tristes, plus émouvants et plus intimes. Le tout donne le portrait de quelqu’un de libre, un peu fou, franchement non conventionnel et pour tout dire, éminemment sympathique !!
Un extrait : « Une date lue dans un journal d’économie qui annonçait de façon inéluctable une faillite mondiale. 2050. Et j’ai soudain réalisé que je ne serai plus là pour vérifier les chiffres de cet universitaire. (...) N’avoir jamais eu conscience de l’existence du futur en avait occulté le possible arrêt. Les choses que l’on ignore n’ont ni commencement ni fin. Cette date déchirait le voile qui me cachait depuis toujours l’avenir. Pour une fois que je l’apercevais, c’était pour ne jamais l’atteindre. Ma vie avait donc une perspective : son terme. J’ai donc vécu immortel jusqu’au jour où demain m’est apparu. »
Mille et un morceaux
Une critique signée Nath56
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Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

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