Anamor

N'appelle pas à la maison

Critique de l'œuvre

Dans un Barcelone en pleine crise financière, nous sommes amenés à suivre Raquel, Christian et Bruno. Ce groupe de trois Catalans écorchés a décidé de mettre au point une arnaque extrêmement rentable, utilisant comme fond de commerce l'adultère. Peu importe les raisons qui ont amené des hommes ou femmes mariés à l'adultère, nos trois complices ont compris que le silence se paie à un prix d'or. Ces maîtres chanteurs des temps modernes opèrent en suivant des couples utilisant une chambre d'hôtel en plein milieu de la journée. Tous sont prêts à payer pour éviter de voir leur couple se briser, pour éviter que leurs enfants ne sachent qui ils sont réellement. Tous, sauf Max. Cet homme va décider, au contraire, d'utiliser nos trois protagonistes pour arriver à ses fins.
Carlos Zanon arrive à nous dépeindre un Barcelone gris, porté par une ambiance pesante où la drogue et le sexe deviennent des exutoires nécessaires pour sortir d'un quotidien qui ne cesse de se dégrader. Cette atmosphère étouffante est palpable après quelques pages et est bien retranscrite. Ce roman noir, sans policier ni enquête, dispose d'un rythme très lent et hachuré. Le style d'écriture de l'auteur m'a paru plus que brouillon, enchaînant des pavés indigestes où tout et son contraire peut être évoqué. Je me suis accroché pour continuer la lecture et fut récompensé par un final qui rehausse la note globale du livre. Je passe mon chemin pour les prochains livres de Carlos Zanon, préférant me concentrer sur d'autres auteurs de polar.
N'appelle pas à la maison
Une critique signée Rémi
Inscrit le 02 juillet 2010  |   65 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Fantasy, Polars - Thrillers
Rémi

Le coin des internautes

Pas encore d'avatar