Anamor

New York, esquisses nocturnes

Critique de l'œuvre

Cette histoire se passe dans les années 80. Raul Engales a quitté Buenos Aires pour New York. En Argentine, il a laissé sa sœur Franca, une jeune pâtissière qui rêve de changements et de liberté (la dictature militaire est toujours au pouvoir). Après le départ de Raul, qui lui manque énormément, Franca a eu un enfant et son mari l’a quittée.
A New York, Raul découvre les squats d’artistes et rencontre d’autres peintres. Grâce à l’amitié et aux conseils de l’une d’entre eux, Arlène, il va pouvoir s’entrainer et s’améliorer petit à petit...
James Bennett a, quant à lui, transformé un problème neurologique en travail. Souffrant de synesthésie*, il se sert de sa vision particulière du monde (et de l’art surtout) pour écrire des critiques d’art.
Autour de ces 3 personnages « principaux » gravitent beaucoup d’autres. Marge, qui a pour son mari James la couleur des fraises. Lucy, qui, à 21 ans, a décidé de quitter Ketchum dans l’Idaho pour aller voir de ses propres yeux « la grosse pomme » et rencontrer des artistes de rues.
New-York, ses rues, son ambiance, ses graffitis, ses fêtes...
Un roman qui parle de peinture (on y croise les noms de Basquiat, Warhol ou encore Haring) mais aussi d’art en général, de création, de passion.
On se sent « vivant » en lisant ce roman. Il y a tellement de sensations, de lumière, de couleurs, d’odeurs, de vie ! C’est un vrai feu d’artifice...
Superbe !
Un extrait (il s’agit de James) : « Il y avait un endroit pour lui sur cette terre, il le savait à présent. Un endroit où apprendre était primordial et où les points de vue singuliers étaient encouragés ; un endroit où la valeur de quelqu’un se mesurait à ses idées et non point à sa taille (ou à la taille de ses oreilles) ; un endroit où les parents ne trainaient pas leurs carcasses apathiques et ronchonnes et ne buvaient pas jusqu’à ce que l’un commence à frapper l’autre, où les douches et les repas se prenaient en commun, où les brunes avaient les cheveux courts, où les bons garçons devenaient de grands hommes, où les sentiers de la vérité étaient éclairés de lumières dorées, et où l’on était accepté avant même son arrivée… et cet endroit, c’était l’université. »
* Synesthésie : Une personne souffrant de synesthésie peut par exemple « voir » des sons qui auront une forme, une couleur, etc. ; d’autres verront les lettres ou les chiffres en couleurs, tous les A seront d’une couleur, les B d’une autre, etc.
Livre lu dans le cadre des Matchs Rentrée littéraire de PriceMinister #NewYorkEsquissesNocturnes#MollyPrentiss#MRL16.
New York, esquisses nocturnes
Une critique signée Nath56
Inscrit le 27 octobre 2014  |   151 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

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