Anamor

On ne voyait que le bonheur

Critique de l'œuvre

Comment se construit-on ? C'est peut-être à cette question que cherche à répondre ce roman.
Le personnage principal, Antoine, le premier narrateur, a tout d'abord été abandonné par sa mère, partie après le décès d'une de ses sœurs. Puis, plus tard, sa femme le quitte, son employeur le vire et pour finir, son père est mourant.
Cette suite d'évènements va le conduire à commettre un acte terrible, qui va bouleverser sa vie et, peut-être, lui donner finalement un sens.
J'ai mis beaucoup de temps à entrer dans ce roman. Plus d'une centaine de pages en fait car le style de départ est très décousu et certains passages, totalement exempts de ponctuation (quand la belle-mère parle), ne me plaisaient pas. En général, les phrases courtes apportent un certain rythme à la lecture. Ici, je trouvais ça "plombant". J'avais, de plus, bien noté les prix qui servaient de tête de chapitre, mais je n'ai pas vu tout de suite que c'était une fois des francs, une fois des euros, pour marquer l'alternance passé/présent. Le style à chaque changement de chapitre étant différent, j'ai mis un moment à comprendre que c'était la même personne qui parlait, Antoine, une fois enfant, une fois adulte, selon les chapitres.
Mais, si j'ai mis du temps à entrer dans ce roman, une fois arrivé à la 3ème partie (Joséphine) je ne l'ai plus lâché...
Un extrait : « Ils s’étaient fait d’autres promesses, s’étaient présentés à leurs parents. L’étudiant en chimie. L’étudiante en rien. Il avait vingt ans, elle en avait dix-sept. Ils s’étaient mariés six mois plus tard. Le 14 janvier. Les photos du mariage, Dieu merci, avaient été prises en noir et blanc. On ne voyait donc pas leurs lèvres bleues ni l’extrême pâleur de ma mère, les poils blond vénitien comme des épines. Le froid. Ce froid déjà, qui avait engourdi leur amour et assombri les yeux verts.
Du plus loin que je me souvienne, du plus loin que j’ai cherché, enquêté, et du plus loin que j’ai pleuré, il me semble que mes parents ne se sont pas aimés. »
Une « LC » lecture Commune pour les intimes, effectuée avec Blandine, dont je vous invite à aller lire la critique sur son blog Vivrelivre.
On ne voyait que le bonheur
Une critique signée Nath56
Inscrit le 27 octobre 2014  |   151 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

Vous avez aimé cet article, vous devriez également apprécier

Le coin des internautes

Pas encore d'avatar