Anamor

Parfums

Critique de l'œuvre

Parfums est un recueil de petits textes très courts (2/3 pages), des souvenirs d’enfance pour beaucoup. En fait, Philippe Claudel nous livre ici un inventaire –classé par ordre alphabétique- de ses souvenirs olfactifs.
Certains ne m’ont pas « parlé » du tout, comme le premier texte qui parle de beignets d’Acacia. Par contre, le deuxième texte, « Ail » m’a mis l’eau à la bouche !
L’histoire du chou m’a bien plu, même si ça n’est pas franchement drôle et que je n’aime pas ça...
J’ai trouvé très belle « Enfant qui dort » où il parle de sa fille qu’il regarde dormir, mais aussi du très beau tableau de Gustav Klimt « les trois âges de la femme » dont un détail sert de couverture à cet ouvrage.
Tous les textes ne m’ont pas touché. Certains parce qu’ils parlent d’une époque révolue, de choses que je n’ai pas connues, tel « Charbon » ou encore « Éther ». D’autres parce qu’ils sont liés, non plus à une époque, mais à des lieux propres à l’enfance de l’auteur. Ou encore parce qu’ils sont plutôt des souvenirs « masculins », tels « Douches collectives » ou encore « Pissotières »...
On ne se rend pas toujours compte de la force de ces souvenirs là, de nos souvenirs liés aux odeurs, mais en cherchant bien, je suis sûre que vous allez trouver dans votre mémoire, dans celle de votre nez, un souvenir de ce style.
Je vous livre deux des miens (le style de Claudel en moins, désolé !) :
« Je ne peux pas me promener sous les pins, sentir l’odeur de la résine chauffée au soleil, sans me retrouver 40 ans en arrière... Mes grands-parents habitaient près de la jolie ville de Carcassonne, non loin d’un petit village et près, tout près d’une pinède. Quelles belles vacances j’ai passé là ! Et chaque promenade sous les pins m’y ramène... »
Le second souvenir, plus inattendu, et qui m’a frappé de plein fouet : « Ma grand-mère m’avait envoyé un colis de «douceurs », autrement dit des sucreries, bonbons, gâteaux et chocolat. Pour caler tout cela, elle avait utilisé un torchon fraîchement lavé. En soulevant le torchon pour découvrir le contenu de ce colis, l’odeur de la lessive m’a transportée chez ma grand-mère. Et ça a été si soudain, si fort, que j’en ai eu les larmes aux yeux ! »
Parfums
Une critique signée Nath56
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Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

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