Anamor

Paris la nuit

Critique de l'œuvre

Abraham est un enfant de la cité ayant grandi seul avec son père dans les quartiers chauds parisiens. Son éducation fut celle de la rue, celle où il n'existe aucune issue pour se sortir de la misère sociale. Son quotidien est composé d'errance, de petits larcins et de vente de drogue. Cela lui permet de survivre, mais pas d'imaginer un avenir serein. Il décide alors de réunir sa bande d'amis pour réaliser un hold-up dans une salle de jeux clandestins. Ce sera le délit de trop, celui qui fait tout basculer et qui les propulse dans un autre monde. Lorsqu'on ose s'attaquer à la mafia, il faut pouvoir en assumer les conséquences.
Ce jeune auteur français (25 ans) réussit son coup grâce à un rythme élevé du début à la fin. Dès lors que vous lirez les premières lignes, il sera difficile, voire impossible d'arrêter. Les 120 pages sont efficaces, mais vraiment trop maigres. Jérémie Guez décide de pousser les protagonistes dans leurs retranchements, flirtant régulièrement avec la démence et la paranoïa. Le lecteur est plongé dans un tourbillon d'émotions, pouvant paraître anxiogène, ne nous laissant pas le temps de refaire surface... tout comme Abraham. La fin m'a cependant laissé sceptique, je pense qu'il était possible d'obtenir quelque chose de très intéressant en poussant l'histoire un peu plus loin, je comprends cependant le choix de l'auteur de s'arrêter là. Ce goût d'inachevé me laisse un sentiment mitigé, mais pour moins de 5 euros, il serait dommage de passer à côté.
Paris la nuit
Une critique signée Rémi
Inscrit le 02 juillet 2010  |   65 critiques publiées
Catégorie(s) préférée(s) : Fantasy, Polars - Thrillers
Rémi

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