Anamor

Petit Piment

Critique de l'œuvre

Grand Prix des Lectrices de ELLE 2016
Ce roman fait partie du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2016 !
Petit Piment, c’est l’histoire d’un enfant. Un enfant orphelin, au Congo. Un jeune garçon, trouvé par une femme sur les marches de l’orphelinat dans lequel elle travaillait, alors qu’il était un nouveau né. Ils garderont tous deux de ce premier contact un lien particulier, privilégié.
La première moitié de ce roman nous conte donc la vie de Petit Piment et de ses camarades au sein de l’orphelinat ainsi que celle des gens qui sont en charge de leur « éducation ».
Dans la 2ème partie, Petit Piment a grandi et s’est enfui à la ville. Il y vivra des moments difficiles puis des moments de bonheur avant de finalement sombrer dans la folie…
J’avoue avoir nettement préféré la première moitié de ce roman, l’enfance de Petit Piment, qui s’appelle en réalité « Tokumisa Nzambe po Mose yamoyindo abotami namboka ya Bakoko » ce qui signifie en lingala « Rendons grâce à Dieu, le Moïse noir est né sur la terre des ancêtres »...
Alain Mabanckou, que je découvre avec ce livre, est un formidable conteur qui parsème son histoire de critiques et/ou de réflexions envers les politiciens véreux, les fonctionnaires corrompus, la pauvreté dans les rues de Pointe-Noire ou encore les guérisseurs « spécialistes des maladies inguérissables, connues ou inconnues / Retour assuré de votre femme dans les 24h / Envoutement de vos ennemis… »
Un livre qui se lit facilement, même si je n’ai sans doute pas saisi toutes les références. Je l’ai lu comme on lit un conte. J’ai vraiment apprécié son écriture, ainsi que quelques expressions telles que « Tais-toi et va manger les cotons ! » (Vous ne comprenez pas ? Allez lire ce roman, l’explication est dedans...)
Un extrait ? « Nos éclats de rire résonnaient jusqu’à l’extérieur de l’orphelinat quand Papa Moupelo, habité par la transe, imitait maintenant le saut de la grenouille afin de nous démontrer la fameuse danse des Pygmées du Zaïre, son pays d’origine ! Une danse bien différente et beaucoup plus technique que celle des nordistes de chez nous car elle exigeait une souplesse de félin, une rapidité d’écureuil pourchassé par un boa et surtout ce déhanché remarquable au terme duquel le prêtre s’accroupissait, puis d’un petit bond de kangourou, se retrouvait sur ses pattes un mètre plus loin. »
Petit Piment
Une critique signée Nath56
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Catégorie(s) préférée(s) : Romans étrangers, Romans français
Nath56

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