Anamor

Pirates

Critique de l'œuvre

Port Royal, Jamaique, 1665. Le port abrite alors de nombreux corsaires et pirates, qui, sous pavillon britannique attaquent les navires espagnols et français.
Parmi ces corsaires, se trouve Hunter, l'un des pirates les plus réputés. Un beau jour, le gouverneur en poste à Port Royal (Sir James) lui demande de prendre la mer pour attaquer un vaisseau espagnol qui s'est échoué sur une île alentour. Hunter rassemble alors un équipage d'hommes (et femmes) sûrs pour se lancer dans l'aventure. Car la tâche semble ardue. En effet, le navire espagnol s'est échoué sur Matanceros qui signifie massacre en espagnol et est protégé par une géographie peu propice à une attaque par la terre, une montagne s'élevant en son centre, par 200 soldats et plusieurs canons dans la forteresse.
La mission suicide peut alors commencer.
Loin de son univers habituel -les romans de science-fiction à large orientation high-tech ainsi que les bien connus Jurassic Park-, Michael Crichton s'essaie dans Pirates à un roman de corsaires et de batailles maritimes dans les îles des Antilles du XVIIème siècle.
Pour mener à bien son entreprise, Crichton ne se prive pas des éternels clichés du genre : un groupe de personnages très caricaturaux (des catins super catins, des méchants super méchants et des sauvages super cannibales, etc..), des tempêtes, des duels, des trahisons, des combats, des manoeuvres maritimes, etc.
A cela Crichton ajoute même une pointe de mythologie avec le fameux “kraken”.
Même si on peut regretter l'absence de vérités historiques, la mayonnaise prend et les pages déroulent un scénario, certes pas original et assez facile à anticiper, mais, tel une superproduction hollywoodienne, divertissant et les rebondissements sont légions.
La narration est vive et l'auteur ne s'embarrasse pas d'une centaine de personnages. La dizaine d'acteurs principaux fait qu'on les connaît très rapidement et le repérage est assez facile au sein des chapitres. Par ailleurs, ces derniers sont assez courts pour une lecture rythmée et idéale dans des endroits propices aux coupures (métro, train, etc.).
Pour finir, les cinquante dernières pages sont géniales et il ne vous sera pas possible d'arrêter avant le point final.
A noter que Pirates a été publié à titre posthume, ce roman ayant été découvert dans l'ordinateur de Michael Crichton par son assistant, quelques temps après sa mort.
Pirates
Une critique signée Nicolas
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Catégorie(s) préférée(s) : Fantasy, Polars - Thrillers
Nicolas

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Adol

Très bon livre, je l'ai dévoré du début jusqu'à la fin. Il n'y a pas de temps mort, et l'action est assez soutenue. Les dernière pages sont effectivement à couper le souffle.

Crichton a participé à l'écriture de nombreux films, et d’ailleurs, on se demande parfois si ses livres ne sont pas orienté dans cette optique là. Celui ci ne fait pas exception, et on constate bien que la vague "Pirates des Caraïbes" y est sans doute pour quelque chose.

Ce roman se démarque également des autres par son absence de message. Habituellement, Crichon avait l'habitude d'utiliser ses histoires pour dénoncer les dérive de la société, de la science et de la technologie, mais ici, point de revendication.

Globalement très accessible comparé aux autres romans plus techniques de l'auteur, j'ai personnellement bloqué sur quelques termes de navigation un peu trop pointu pour les néophytes, mais sans que cela soit foncièrement bloquant pour la compréhension de l'histoire.

Un dernier roman posthume inachevé, également retrouvé sur son ordinateur, devrait être publié prochainement.


Adol - 28 octobre 2011 -